Manger sainement (1)

Comment se nourrir correctement à notre époque ?

 

Comme disait Tyler Durden dans Fight Club : « On est des sous-produits d’un mode de vie devenu une obsession ». Notre vie n’a aucun sens à part nous faire produire et consommer les merdes que nous fabriquons. Nous habitons majoritairement dans des villes polluées, coupés de la nature et à l’abri de ses dangers, sédentarisés par la nécessité de trimer pour manger (du poison). Tous les jours, nous sommes exposés à des produits nocifs pour la santé.

 

Depuis un siècle, notre alimentation est principalement le fruit d’une industrie soucieuse d’être rentable. La production et la distribution ne sont pas faites en fonction des réels besoins mais du commerce et de la vente massive de marchandises. J’entends déjà les malthusiens de tout bord brailler que sans l’industrie on ne pourrait pas nourrir neuf milliards de personnes. Je les invite donc à regarder les reportages de Marie-Monique Robin (c’est pas une révolutionnaire mais les solutions qu’elles avancent sont cohérentes) : « Notre poison quotidien » et « Les moissons du futur »1. Et après on en reparle.

 

Notre alimentation est caractérisée par : trop de calories, de viandes, de sucres, de céréales et de farines raffinés, trop d’acide gras trans et hydrogénés, trop de sel ; et pas assez de végétaux, de vitamines, d’antioxydants, d’oligoéléments, de fibres, d’acide gras oméga 3. Sans oublier les OGM, les pesticides, les métaux lourds, les conservateurs… On ne s’étonne donc pas de voir exploser actuellement les maladies dites de civilisation : cancer, obésité, diabète, allergies, maladies cardio-vasculaires et auto-immunes.2

 
Le mode de vie capitaliste n’est pas tenable. Ce sont les mêmes industriels de l’agro-alimentaire en lien avec leurs copains de la pharmacie et de la médecine qui voudraient nous vendre des remèdes à leur alimentation néfaste. Il faudrait prendre des produits chimiques pour soigner les conséquences de l’industrie chimique. Le business ne s’arrête jamais. On marche sur la tête.

 

Je vais vous éviter le couplet sur les conditions désastreuses d’élevages, de chasse et de pêche des animaux et la cruauté que cela engendre. Je vous laisse chercher sur internet, il y a de quoi être dégoûté à vie. J’en arrive ainsi à ma première question : comment survivre en milieu hostile ? Outre la nécessité impérieuse de se battre pour la révolution prolétarienne mondiale qui permettra l’abolition des classes et de l’État, et l’avènement d’une société communiste, donc une société d’égalité et de partage basée sur le respect de l’environnement ; on peut d’ores et déjà essayer de se nourrir correctement avec ce qu’on a sous la main.

 

Y a une solution toute simple à nos problèmes c’est le régime méditerranéen. Je sais j’invente rien mais apparemment beaucoup d’humains en s’éloignant de la cuisine de mémé l’ont payé très cher, donc on va y retourner tout en prenant en compte les dernières avancées gastronomiques. Vous me direz tout le monde ne vit pas au bord de la mer Méditerranée. C’est exact. Heureusement d’ailleurs. Il existe d’autres diètes du même type ou s’en approchant : les régimes Okinawa, Indien, végétarien ; mais aussi la cuisine qu’on pourrait appeler « traditionnelle » ou « ancestrale » qu’elle que soit la région où l’on vit. Les anciens mangeaient beaucoup plus de produits frais et de légumes que nous, et leurs aliments n’avaient pas la même qualité nutritionnelle que ceux que nous avalons actuellement du fait des traitements, de la pollution et des pesticides (« 80 % des fruits et des légumes issus des modes productivistes sont pauvres en fer, magnésium, cuivre, vitamine C, bêtacarotène », « il faudrait 10 de nos oranges et 26 de nos pêches d’aujourd’hui par exemple pour rivaliser avec le contenu d’un seul représentant de leur espèce de 1951 »3)

Une méthode récente mixe ces régimes : la méthode flexitarienne4. Il s’agit d’un recours à une alimentation non transformée à dominante végétale. Le flexitarien est un végétarien qui mange occasionnellement de la viande.5 En lisant ça, les végétaliens vont me chier à la gueule et les beaufs vont me traiter de pédé-bobo-écolo. C’est dire l’époque merveilleuse que nous vivons. Pour les premiers je suis désolé mais je ne me priverai pas de belles sardines au barbecue. Pour les beaufs qui vont me dire que l’homme a toujours manger de la viande, je leur conseillerai de lire l’article sur le site Hominidés « Alimentation dans la préhistoire »6.

 

La deuxième question se pose naturellement : quoi manger ? Voici les recommandations de base du faux docteur – pas nutritionniste non plus – Remito, évidemment vous les adaptez à votre état de santé, à vos intolérances et allergies, chacun doit apprendre à écouter son corps et à comprendre ce qui est bon ou pas pour l’humanité et l’environnement. Comme disait l’autre, nous sommes ce que nous mangeons7 :

– manger de la viande rouge et blanche une fois par semaine

– manger du poisson (petits de préférences car ils contiennent moins de métaux lourds : sardines, anchois, maquereaux, hareng…), des crustacés et des œufs, une fois par semaine

– attention au saumon d’élevage, ils sont gavés de bouffe chargée en pesticides (diflubenzuron)8

– manger des légumes et des fruits de saisons à chaque repas9 (cuits ou crus)

– manger des céréales tous les jours (complètes de préférence sinon du riz asiatique type basmati, pâtes de qualité ou semi-complètes, polenta, boulgour, kamut…) ou des légumineuses (quinoa, lentilles, pois chiches…)

– manger une petite poignée de graines tous les jours (amande, noix, noisette…)

– manger principalement de l’huile d’olive extra vierge première pression à froid (varier pour les salades avec l’huile de noix ou de noisette et pour les cuissons le mélange tournesol et colza)

– respecter le principe du hara hachi bu (à la fin des repas, l’estomac n’est rassasié qu’a 80 %)10

– respecter les saisons dans le choix des aliments

– mâcher lentement et manger dans un endroit calme et convivial

– mettre des épices dans les plats (curcuma, gingembre, poivre, cumin…) et des herbes (thym, romarin, basilic, sarriette, sauge, laurier…)

– manger des oignons, de l’ail, du persil

– boire du thé (vert, rouge, blanc ou noir) et des tisanes en dehors des repas

– éviter l’alcool, vin rouge et bière modérés

– supprimer les pâtisseries, les produits de boulangerie et confiseries (sauf les jours de fête…)

– supprimer le sucre blanc raffiné, préférer le sucre brut, le sirop d’agave, le miel ou la mélasse en petite quantité (surtout ne pas remplacer le sucre par de l’aspartame ou l’acésulfame K, présents dans les produits étiquetés « light » une vraie escroquerie)

– supprimer les produits laitiers (beurre, crème, lait, yaourt) (voir mon article « Le lait c’est laid »)

– manger un peu de fromage, par exemple sur les pizzas et les gratins de légumes

– privilégier les boissons, crèmes et yaourts végétaux (tofu, soja11, avoine, riz, amande) pour remplacer les produits laitiers dans les sauces, gratins, gâteaux et desserts

– supprimer tous les produits transformés, raffinés, industriels

– supprimer les plats préparés

– supprimer les sodas, les fast-foods, le grignotage devant la télé

– supprimer la menace blanche : pain blanc, riz rond, farines industrielles

– attention au sel (trop présent dans les bouillons cube, conserves et plats préparés)

Voilà je vous ai bien calmé là. Pour résumer : manger plus de végétal, moins d’animal, pas de produits transformés, faites la bouffe vous-même avec des vrais produits.

 

Bien sûr je conseille de manger bio autant que possible. Mais cela a un prix. C’est même un sacré business d’enfoiré. Donc soit on a un peu de moyens, soit on vole (j’appellerai plutôt cela de la réappropriation) et/ou soit on s’organise collectivement pour manger correctement et sans argent. Il n’y a pas si longtemps les prolos avaient accès à des jardins ouvriers qui permettaient d’avoir des légumes et des fruits frais… grâce au paternalisme des connards de patrons et curetons c’est vrai.

 

L’alimentation renvoie à la gestion de l’environnement, du territoire, à la question du partage, au mode de vie que nous voulons. Pourquoi devrions-nous subir un système qui détruit des forêts primaires pour cultiver du soja et du maïs destinés aux élevages bovins, qui répand des pesticides et des semences modifiées qui détruisent la biodiversité, qui exploite des millions d’ouvriers dans des conditions désastreuses ? L’alimentation c’est la survie de l’humanité, et si la production et la distribution sont entre les mains des capitalistes, c’est la famine pour certains, la malbouffe pour d’autres. Des pistes de réflexions pour une société communiste ont été amorcés dans ce communiqué : http://garap.org/communiques/communique15.php

Dernière chose, oubliez le commerce équitable, c’est vraiment de l’escroquerie, un nouveau marché pour les requins du capital. Voir à ce sujet le documentaire « Le business du commerce équitable » sur Arte

http://www.arte.tv/guide/fr/047127-000/le-business-du-commerce-equitable

Dans les prochains articles, je m’attarderais sur les mouvements altermondialistes qui prônent la décroissance, la vente directe et les produits locaux ; sur le business des semences ; sur le sucre.

 

Liens Régime Méditerranéen (ou Crétois)

Wikipedia

Passeport Santé

Thierry Souccar

A lire (en gardant son esprit critique)

Penser avant d’ouvrir la bouche

http://penseravantdouvrirlabouche.com/

Atelier Énergies et Santé http://www.ateliersante.ch/nutrition.htm

Plantes médicinales http://mr-ginseng.com/

Des idées de recettes

https://flexitarisme.wordpress.com/

http://laflexitarienne.blogspot.fr/

http://vegemiam.fr/

http://liliskitchen.com/

 

3Cf « Petit dictionnaire énervé des aliments toxiques » du Dr Franck Gigon

8Cf « Petit dictionnaire énervé des aliments toxiques » du Dr Franck Gigon

11Le soja, en France, est un aliment controversé. Quand on voit la puissance de propagande de Danone et Nestlé pour ne pas perdre une part de marché en faveur de cette plante, on comprend mieux pourquoi des gens (que ce soit des prolos ou des nutritionnistes) en arrivent à dire que le soja c’est pas bon, faut faire attention. Alors qu’en est-il du milliard d’asiatiques qui en bouffent depuis 6000 ans ? Bien sûr je conseille de le manger bio et non OGM.

Afghanistan, entre opium et gazoduc

Afghanistan 1Article de septembre-octobre 2013 de la revue (trop chère) CARTO sur le bizness de l’opium en Afghanistan.

Afghanistan 2

Carte du Monde Diplomatique sur les gazoducs en projet autour de la Mer Caspienne et qui desserviront l’Europe, la Chine et l’Inde.

Gazoduc Moyen orient

Article de presse de l’Expansion datant de décembre 2013 : « Afghanistan: le « grand jeu » autour des gazoducs s’intensifie » à lire ICI

Reliez les infos des documents entre eux et vous aurez des réponses à : « pourquoi la guerre en Afghanistan ? »

Chronique du quotidien

Il y a des jours où on n’a envie de rien. T’es au taf. Tu regardes autour de toi. Pas grand monde. Mois de juillet oblige. Un calme apparent. Dehors ciel gris et lumière bizarre qui pète les yeux. Que pourrais-je faire d’intéressant aujourd’hui ? Bosser ? Pas trop. Le minimum syndical. Lire ? Fatiguant. Regarder une vidéo ? Pas envie. Écrire ? Ah oui écrire que je n’ai envie de rien. C’est déjà pas mal. Mais inutile.

Nature Desert

La science du futur

Récemment je suis tombé sur une série documentaire qui a stimulé ma curiosité pour les innovations technologiques. Il s’agit de « La science du futur » diffusée sur la chaîne National Geographic et présentée par le scientifique Stephen Hawking.1A vrai dire, je me doutais que des entreprises travaillaient sur des projets sortis tout droit des films de science-fiction, mais là on est projeté dans le cœur de la matrice ou comment la réalité veut dépasser les fictions.

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Chaque émission commence avec ces slogans chocs : « La science va bientôt vous changer la vie », « Les ondes de chocs du progrès se rapprochent de nous », « Nos vies seront plus sûres, plus ludiques. Nous nous rencontrerons plus vite. Nous vivrons plus longtemps. Nous deviendrons plus clairvoyants et plus intelligents. » « Grâce à ces nouvelles technologies, tout ou presque deviendra possible. »

Oui tout deviendra possible. Surtout le maintien et le renforcement du pouvoir militaire de la classe dominante qui, en finançant des projets (dont certains pourraient servir au bien-être de tous), continue son business destructeur. Quand je vois les moyens qui sont déployés pour développer des armes, des robots, des outils de communication au service des corps répressifs, je me dis qu’il y a beaucoup de gâchis de savoir-faire et d’intelligence humaine. La bourgeoisie assoit sa domination à travers ses recherches technologiques en les transposant, pour certaines, dans une utilisation pratique, et maintient ainsi le prolétariat dans la peur face à des images d’armées suréquipées et surentraînées. La diffusion de ce genre de documentaire travaille notre inconscient et nos angoisses, car on imagine bien à quoi servent toutes ces innovations en cas d’insurrection et de révolution, ou même tout simplement pour le contrôle social des populations.

Pour être concret, quelques exemples édifiants des avancées technologiques au service de la guerre. Dans l’épisode « Monde virtuel », on découvre :

– Un simulateur de combat très réaliste en 3D pour, entre autre, améliorer la résistance au stress des militaires, notamment les jeunes recrues2. Le logiciel VIRTSIM est développé par l’entreprise américaine Motion Reality.3

L’entreprise américaine Organovo4 développe une « imprimante » en 3D afin de fabriquer des tissus vivants comme des vaisseaux sanguins ou des conduits nerveux.5 Prochainement, le patron de l’entreprise, Keith Murphy, espère imprimer un foie en 3D.6

– Des ingénieurs de l’entreprise Neurovigil7 travaillent sur un dispositif de lecture et de transcription écrite des pensées nommé iBrain, et testé par Stephen Hawking lui-même.

Dans l’épisode « Inspiré par la nature », on découvre :

– Un robot humanoïde appelé Atlas, construit par l’entreprise Boston Dynamics pour le compte de la DARPA (Agence pour les projets de recherche avancée de défense du Département de la Défense des Etats-Unis8), capable de tenir en équilibre sur une jambe et de soulever de lourdes charges, il est doté d’une intelligence artificielle9.

– Un robot à quatre pattes nommé LS310, pour faire du transport tout terrain, sorte de gros chien mécanique qui obéit aux ordres de son leader, développé aussi par la DARPA.11

Dans l’épisode « Code Rouge » :

– Un hélicoptère autonome K-max, sans pilote et contrôlé à distance, spécialisé dans le ravitaillement, utilisé depuis 2011 en Afghanistan par l’armée américaine12. Fabriqué par l’entreprise Kaman 13(spécialiste de la construction d’hélicoptère et de structures aérospatiales).

– Un fusil sniper intelligent inspiré des systèmes de visée des avions de chasse. Un novice avec un fusil XactSystem peut atteindre sa cible du premier coup jusqu’à 1km de distance grâce à des capteurs électroniques qui décident du bon moment pour tirer. Plus besoin de prendre des leçons de tirs.14 Développé par l’entreprise Texane Tracking Point.15

– L’identification des suspects en temps réel grâce à des jumelles de reconnaissance faciale en 3D qui prennent des photos à 100m de distance tout en étant connectées à un ordinateur de base de données. Développé par l’entreprise Stereovision pour le Ministère de la Justice américaine pour une utilisation en 2015.

→ La police des frontières utilise déjà un appareil de reconnaissance digitale et faciale fabriqué par la SAGEM, le Morpho RapID.16

Dans cet épisode Stephen Hawking ose nous dire : « Les militaires ont toujours considéré la technologie comme un moyen de s’assurer l’avantage. J’espère quand à moi qu’elle servira à réduire le nombre des victimes. (LOL) Les armes létales risquent toujours de tomber entre de mauvaises mains. Certains criminels sont hélas attirés comme nous par la technologie. » Oh les vilains bandits qui veulent aussi faire joujou avec les prouesses technologiques de leurs maîtres ! Que de naïveté dans ses discours. Il réitère plus tard : « Caméras de surveillance, écoutes téléphoniques, les États disposent déjà d’un arsenal formidable contre les terroristes et les criminels (Sic!) Mais faut-il leur accorder encore plus de moyens ? Quel prix sommes-nous prêts à payer pour notre protection ? » NOTRE protection ? Je crois que c’est plutôt pour « la protection des bourgeois ».

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Biensûr, il y a aussi dans la série documentaire des recherches très intéressantes dans les domaines médicaux, architecturaux et énergétiques. Mais qui en profitera vraiment ? Dans la société capitaliste tout a un prix. Et les dernières innovations servent d’abord les riches. Bientôt ils pourront vivre plus longtemps grâce aux progrès de la génétique et de la médecine, ils pourront être en sécurité grâce aux progrès technologiques. D’ailleurs, je ne sais pas si dans ces cas-là on peut parler de « progrès ». Quelle est l’utilité d’une innovation si elle ne profite pas au bien-être de tous ? De plus, tout projet doit être rentable, des études de marché sont effectuées pour amortir les coups de recherches et dégager des profits. Ainsi les nouveautés technologiques sont souvent développées par les militaires (qui sous-traitent à des boites privées), car l’armement et la guerre sont des domaines rentables, tout comme les entreprises pharmaceutiques qui écoulent des médicaments moins efficaces (pour ne pas « perdre » d’argent) avant de mettre des meilleurs traitements sur le marché. La science soumise aux intérêts marchands n’augure jamais rien de bon pour l’humanité.

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Une dernière couche pour bien flipper :

– La fabrication d’un super-sang pour protéger les soldats sur le champ de bataille contre des guerres bactériologiques, une injection de globules rouges qui transportent plus d’oxygène avec une bonne dose d’anticorps pour tuer les toxines.17

– Des robots tueurs devraient apparaître d’ici cinq ans sur les champs de bataille comme le CaMEL de l’entreprise Northrup Grumman18, un véhicule terrestre sans pilote qui mitraille et lance des grenades, ou le Protector de l’entreprise HDT19 qui mitraille encore plus lourdement et plus loin.20 On va avoir des supers guerres digne de Terminator avec ces tarés.

Pour rappel, voici les budgets de l’année 2013 en milliards de dollars des dépenses militaires ou comment gaspiller l’argent public 21:

Total Mondial 1747- États-Unis 640- Chine 188- Russie 87,8- Arabie Saoudite 67- France 61,2- Royaume-Uni 57,9- Allemagne 48,8- Japon 48,6, Inde 47,4- Corée du Sud 33,9.

Après les gouvernements nous disent qu’il faut fermer des services dans les hôpitaux, et faute de moyen, il manque des personnels dans les écoles.

Je ne peux finir cet article sans blâmer tous les prolétaires abrutis par les idées de la classe dominante, et qui par leur travail participent aux entreprises qui fabriquent la mort. Leur manque de conscience politique, leur absence de conscience de classe  nous amène lentement mais sûrement vers plus de barbarie.


« Là où dominent la rapacité et l’exploitation capitaliste, la paix universelle ne peut être qu’un vœu pieux. C’est pourquoi quand nous disons que la guerre est inséparable du capitalisme, que la guerre ne peut disparaître qu’avec le capitalisme lui-même, cela ne veut pas dire que la guerre contre la guerre soit inutile et que nous n’ayons qu’à attendre la destruction du capitalisme. Ce que nous voulons dire c’est que la lutte contre la guerre est inséparable de la lutte contre le capitalisme. La guerre à la guerre ne peut être efficace que comme partie intégrante de la lutte de la classe ouvrière contre le capitalisme. » Anton Pannekoek, Les conseils ouvriers.


3Site de l’entreprise http://www.motionreality.com/

4Site de l’entreprise http://www.organovo.com/

13Site de l’entreprise http://www.kaman.com/

15Site de l’entreprise http://tracking-point.com/

Le lait c’est laid

J’ai consommé du lait de vache quotidiennement au petit déjeuner de 0 à 24 ans. Puis mon médecin m’a dit d’arrêter les conneries, le lait de vache c’est fait pour nourrir un veau à la base. Et après m’être attentivement regardé dans une glace, c’est vrai que je n’avais rien d’un veau, sauf le regard des fois. Quelques mois après, un test sanguin a confirmé mon intolérance aux produits laitiers. Il était temps d’arrêter ! De toute façon, je n’ai jamais aimé le fromage, l’odeur du lait chaud me donnait la gerbe, y a que les yaourts et les pâtisseries qui me manquent des fois. Un petit écart de temps en temps ne fait pas de mal (au bide).

Le lait c’est une religion en France. Faut voir la taille des rayons de yaourts, fromages, beurre et crème dans les supermarchés, ça fait flipper. Faut voir aussi le matraquage médiatique avec la bénédiction de l’État: « les produits laitiers sont vos amis pour la vie », « consommez 3 à 4 produits laitiers par jour ». Ah la bonne blague. Et ensuite les nutritionnistes officiels vont te dire qu’il faut avoir une alimentation variée, mais tous les jours du lait hein ! Les trois plus grands producteurs mondiaux de produits laitiers sont : Nestlé (Suisse), Lactalis (France), Danone (France). Je comprends mieux le lobbying effectué sur les « consommateurs » du pays où je vis. Ils ont bien réussi leur bourrage de crâne car dans la tête de presque tous les gens, ne pas consommer de produits laitiers c’est être un dinosaure ou un extra-terrestre, ou pire : un homme préhistorique. C’est devenu normal au même titre que d’acheter du PQ. Et attention, si vous remettez en cause la sacro-sainte nutrition française et leurs fameux fromage qui puent, vous allez vous heurtez à des murs, à des dogmes bien ancrés : oui mais le lait c’est une source de calcium, toi tu dois être carencé. Aïe. Cas typique d’une vision aliénée, étriquée, lobotomisée… Ce à quoi je réponds : le calcium provenant des animaux est moins bien fixés par le corps humain que le calcium végétal. Les industriels peuvent bien rajouter toute la vitamine D dans leurs produits, c’est pas ça qui va aider à fixer car il faut aussi du magnésium (quasiment absent du lait) et faire de l’exercice physique quotidiennement. Du fait de l’acidité naturelle du lait, le corps humain est obligé de rétablir l’équilibre acido-basique en puisant dans ses réserves de minéraux, ce qui en fait un produit dur à digérer. Les pires cas d’ostéoporose ont été trouvés chez des gens qui consommaient des produits laitiers et animaux en général plusieurs fois par jour. D’ailleurs réfléchissons deux minutes, d’où vient le calcium dans le lait de vache ? Si je me souviens bien de mes cours d’école, les vaches sont des herbivores. Et elles sont pas carencées, la preuve. On trouve du calcium en bonne quantité dans les légumes verts, les légumineuses et les fruits secs (avec très souvent les minéraux qui vont bien). Mais ça va pas plaire aux industriels de l’agro-alimentaire et aux adeptes des fast-foods et autres plats préparés.

Pour finir de taper sur le lait, il faut ajouter que c’est une source de cholestérol, de mauvais gras et on retrouve dedans des antibiotiques et des mauvaises bactéries. Et selon certains biologistes et nutritionnistes, la consommation quotidienne de lait augmente le risque de cancer, d’ostéoporose et de maladies cardio-vasculaires. Voilà, j’espère que je vous ai bien dégoûtés. N’en déplaise aux pseudos médecins sponsorisés par Danone et Nestlé qui ont leur place à la télé. Mais, il y a un mais, le lait peut être utile pour la croissance des nourrissons et des jeunes enfants. Faut juste savoir s’arrêter à temps (beaucoup le vomissent de toute façon), manger un peu de fromage de temps en temps et quelques pâtisseries les jours de fêtes.

Bibliographie sélective :

– Petit dictionnaire énervé des aliments toxiques, Franck Gigon

– La méthode flexitarienne, Franck Gigon & Damien Galtier

– Lait, mensonges et propagande, Thierry Souccar

– Le mythe de l’ostéoporose, Thierry Souccar & Claude Béraud

Articles sur le net :

– Dossier «  Le lait : l’aliment de la controverse » sur le site PasseportSanté http://www.passeportsante.net/fr/Actualites/Dossiers/DossierComplexe.aspx?doc=lait_do

– « Le mythe du lait » sur Veganisme

http://www.veganisme.fr/Un%20Monde%20Vegan/Mythelait.html

– « Les produits laitiers, nos ennemis pour la vie »

http://www.fitnext.com/blog/les-produits-laitiers-nos-ennemis-pour-la-vie/

– « Les produits laitiers ne sont pas nos amis pour la vie »

http://naturonice.over-blog.com/les-produits-laitiers-ne-sont-pas-nos-amis-pour-la-vie

L’industrie du lait :

Le bizness du lait est énorme: 16 milliards d’euros de chiffre d’affaires pour Lactalis en 2013, 26 milliards d’euros pour Danone en 2012, 92 millions de Francs suisses pour Nestlé en 2013. Ces entreprises sont des multinationales qui envahissent le marché de l’alimentation avec toutes sortes de produits industriels dérivés de la transformation du lait de vache. Cela représente des milliers d’exploitations agricoles représentées en France par le Centre National Interprofessionnel de l’Économie Laitière (le CNIEL, créé en 1973). Le site de cette association http://www.produits-laitiers.com/ est un vecteur de propagande en faveur de la consommation de laitages, relayé par le fumeux Programme National Nutrition Santé, du Ministère de la Santé, dans lequel on nous explique qu’il faut manger trois produits laitiers par jour.

Lait

Seul

Comme disait Moustaki : « non je ne suis jamais seul avec ma solitude ». Il y a des jours où je me sens bien seul au milieu des autres. La routine du travail me fatigue lentement mais sûrement. C’est comme si je devais lutter chaque jour pour ne pas laisser mon esprit s’endormir sous le poids de la lassitude. Mais heureusement mon esprit critique ne s’éteint jamais, il y a toujours cette petite étincelle qui relance la machine. Et c’est cette même étincelle qui me tient à l’écart du troupeau. Non pas que je me croissse supérieur aux autres, ça n’a aucun sens, c’est juste que mes recherches, de compréhension et de critique de la société dans laquelle nous vivons, me maintiennent à l’écart de la masse des autres personnes. Même s’il y a beaucoup de sujets sur lesquels on peut se retrouver, l’écrasante majorité des gens restent dans la discussion contemplative tandis que je suis dans la recherche de l’alliance de la théorie et de la pratique, dans la praxis, dans le matérialisme dialectique. Mes idées m’éloignent des autres alors que ce sont des idées de vivre ensemble et de partage. C’est fou comme cette société a réussi à nous diviser, à nous individualiser d’une manière égoïste, à nous maintenir dans un état de peur permanent. Les mauvais jours, j’ai des idées noires, j’en veux au monde entier, j’ai la haine de l’autre, je n’ai envie de parler à personne tellement la bêtise ambiante m’étouffe. Des fois, j’aimerais faire machine arrière et devenir un mouton qui se pose pas trop de questions afin d’éviter la souffrance de trop comprendre la réalité. Comme ça je ferai ma vie comme tous ces abrutis. Mais il n’y a pas de retour en arrière possible, je suis allé trop loin dans ma compréhension du monde. J’en suis arrivé au constat dramatique que nous devons combattre ce monde, ce quotidien. Toute notre vie est une marchandise, tout est monnayable. Ma critique a atteint une radicalité qui me tient à l’écart des pensées de la masse et de mes proches. J’apparais comme un sectaire, un rêveur, un gauchiste, un anarchiste, ou un utopiste. Tous les qualificatifs qui excluent. Certaines conversations me transmettent des sentiments de haine ou de méfiance envers mes propos. Je parais peut-être prétentieux, professoral, donneur de leçon, alors que ce ne sont pas mes intentions. J’ai cette vision de la totalité qui me permet de comprendre que le totalitarisme marchand englobe jusqu’à notre intimité. Et que foule de gens adhèrent à ce mode de vie. Les processus psychologiques analysés entre autre par Wilhelm Reich et Guy Debord à l’œuvre au quotidien sont affligeants. L’individu roi domine les façons de se comporter. Chacun se vend, se ment, s’aliène à travers le mode de production capitaliste. A force de lectures et de réflexions, le monde m’apparaît de plus en plus clairement comme un énorme spectacle qu’il faut transformer de fond en comble. Du coup les petits soldats du capital sont contre moi, ils défendent leurs prisons. Pourtant mes idées sont belles. J’ai peut-être la naïveté de croire qu’en les exposant, les gens adhéreront et voudront être libres. Je suis allé trop loin dans la connaissance de notre condition prolétarienne. Ça peut faire souffrir de comprendre la réalité. Heureux est l’ignorant car il ne se pose pas de questions. Il subit le quotidien sans réfléchir. Moi je ne peux pas vivre tranquillement dans un monde aussi pourri. C’est pour ça que mes théories se pratiquent. La théorie n’est rien sans la pratique. Mort au capital.

Seul