Tous les articles par Remito

Le jeune Karl Marx

Un film honnête sur la période 1841 – 1848 de la vie de Karl Marx, de son travail de journaliste à la Gazette Rhénane jusqu’à la publication du Manifeste du Parti Communiste avec son ami Friedrich Engels et la Ligue des Communistes. Des années de luttes, de réflexions et d’exils entre Paris, Londres et Bruxelles. Des dialogues pertinents bien mis en scène, qui démontrent une fois de plus que le rapport social capitaliste est à abattre.

Ci-dessous la brochure distribuée au cinéma :

Une interview intéressante du réalisateur Raoul Peck dans L’Humanité, ces vieux débris staliniens désormais adorateur de Mélenchon, le digne descendant de Proudhon le réformiste… que Marx a combattu dialectiquement.

L’atlas des utopies

Une revue intéressante qui donne à réfléchir malgré quelques auteurs infréquentables. Les éditeurs sont Le Monde et La vie, donc rien d’étonnant. Ci-dessous des extraits :

Les derniers bouquins que j’ai lu (4)

Un peu de Jack London, ça fait toujours du bien. Grève Générale compile deux nouvelles : « Le rêve de Debs » et « Au sud de la Fente ». Style incisif et appel à l’insurrection. Ça donne un peu de baume au cœur de lire des bouquins comme ça.

Le Mexicain, de Jack encore, raconte l’histoire d’un homme mystérieux mais déterminé. Déterminé à mener à bien la révolution mexicaine grâce à son abnégation. Le genre d’individu qu’on ne croise plus de nos jours.

La peste écarlate est un roman d’anticipation. Après une étrange pandémie, les survivants doivent apprendre à reconstruire la société. Toujours passionnant.

Une BD sombre et triste, bien faite et bien écrite. L’histoire de la Turquie des années 60 dans une région frontalière de l’Arménie.

Site de l’éditeur

Arbre

Le futur est un arbre géant.
Quelle branche vas-tu choisir ?
Vas-tu rester au pied de l’arbre bloqué par la peur ?
Ou vas-tu grimper jusqu’à la canopée pour admirer le paysage ?
Pour apprécier ce que signifie la liberté.
Quelle existence choisis-tu ?
Résignation ou révolution.
A quel point l’égoïsme empoisonne ta raison ?
L’individu n’est rien sans le groupe et vice-versa.
Notre survie dépend de l’autre et non du supermarché.

Les derniers bouquins que j’ai lu (3)

fatale

Fatale de Jean-Patrick Manchette

Comme le dit la quatrième de couverture, « c’est l’histoire d’un contrat inhabituel, dans une ville pourrie par le fric ». Ambiance sombre et maritime, une tueuse qui va saigner du bourgeois.
Page Wikipedia

Article intéressant sur Cairn.info

Critique sur Le tigre lit

Le roman adapté en BD


john-reedLe journaliste et militant communiste américain John Reed raconte la révolution bolchévique de l’intérieur. Passionnant.

Extrait sur marxists.org

Bien adapté au cinéma par Warren Beatty dans son film Reds sorti en 1981
reds


cogner-le-granit

Beau livre signé Le Chat Perplexe. L’histoire méconnu d’immigrés italiens, fuyant le fascisme et la misère, venus en Creuse tailler le granit pour la construction des pavés et trottoir de l’entre-deux guerres. Des photos et des témoignages d’époque ainsi que des descendants de ces ouvriers courageux.

Site de l’éditeur

Thé, lectures et macarons

Laurent Zunino

Recueil de poésies trouvé au hasard dans un restaurant d’Etretat…EParce qu’il y a…

Parce qu’il y a des printemps qui toujours me surprennent
aux mille coins des rues parmi les horizons barrés et des
âmes en perdition…
Parce qu’il y a cette éphémère beauté d’enivrement dans
l’unique seconde d’un nuage illuminé de pluie, de joie et de
message, et ces soleils cachés qui te surprennent chaque fois
à l’improviste, au milieu du néant, de la foule, des bars à
culs, des magasins de frimes, de la culture même, distribuée,
contrôlée, étiquetée…
Parce qu’il y a cette valise jamais complètement vidée et qui
n’en finit plus de se souvenir…
Tous ces moments perdus à jamais, dans le cyle fatigant,
inlassable, l’équilibre quoi ! Ce balancier de la montre !
Cette cithare qui nous câline et qui te happe un peu comme
la musique, fille maquillée de rêves, d’inacessible envie,
d’un désir trop puissant et qui se meurt, flot bouillonnant de
notre malheur, de notre joie démesurément inquiète, de nos
cimetières d’espoir, tombe d enos illusions…
Parce qu’il y a toi et tes cheveux, et ton regard, et ton
sourire, et ta main sur la mienne, et ton rire comme un écho
de mon enfance, enterrée, gâchée, oubliée même sauf peut-être
sur ce dessin pastel griffonné tout à l’heure, lorsque je
n’étais plus…
Parce qu’il y a tout cela et tout le reste distribué au hasard
d’une rencontre, ou d’un regard !
Je chante mon tourment inondé par la vie,
éperdu de couleurs, je peins mon chagrin d’aimer,
et toujours un peu plus, chaque jour je me noie.


La classe…

C’est les cloches qui sonnent sur Florenc qui danse,
c’est un vin qui devine une autre vie divine,
c’est d’l’argent dans son jean sans trop savoir combien,
l’étranger qui n’est pas un touriste à photos…
C’est ta façon d’fumer, une prière, un geste…
C’est le noir d eta soir comme une cathédrale,
transparence sans lois, c’est l’parfum de la femme…
C’est Michel-Ange inachevé, une pensée, un cri,
et c’est l’imaginaire comme un déclic vert…
C’est chanter sous la pluie même parmi les passants,
c’est un verre de cristal et tes lèvres mouillées,
c’est l’contraire du paraître et de la suffisance,
c’est la culture, la vraie, pas celle qu’on étale,
c’est le souffle et le vent dans l’ombre d’un Rembrandt.

La classe c’est l’anarchie, ordre de liberté,
comme un orgue à Paris écouté au hasard
entrebâillant les portes d’un cloître oublié,
c’est ce vieux manuscrit, griffon du temps blessé
et c’est l’homme solitaire qui rit devant sa glace…


Le vieux bateau

Des mille traversées sur des mers magiques
ne reste que la rouille et un peu de minium,
des mines de marées sur de claires musiques
ne reste que la houle d’un souvenir opium.

Compagnon des dauphins, il était pharaon
au large des médiocres, divaguant de ses rimes,
chevron des chers embruns, il était étalon
aux marges des midis ocres, glissant sur les abîmes.

Mais la jeunesse s’use et le navire sombre
dans un port, oublié, un vieux bateau s’endort
caisse parmi les méduses et vampire sans tombe.

D’avoir tant navigué sa coque est malheureuse
car bien pis que la mort, il s’ennuie amarré
pauvre loque attelé à ses cordes huileuses…

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