MILITANT

http://remito.zeblog.com/

Calendrier

« Juillet 2014
LunMarMerJeuVenSamDim
 123456
78910111213
14151617181920
21222324252627
28293031 

Partigiano

Partigiano Le blog en lien avec les militants révolutionnaires. Des textes, des photos et des articles de Remito sur notre monde, sur la musique, sur la politique, sur l'art, sur les livres...

Blog

Catégories

Derniers billets

Pages

Compteurs

Liens

Fils RSS

Idées du moment

Par Partigiano :: 03/05/2011 à 17:42 :: Actualité

Durant les années qui ont suivi la chute du mur de Berlin, l’idéologie bourgeoise nous a martelé quotidiennement que le communisme est mort, que ça ne marche pas, que c’est impossible, le seul système fiable est l’économie de marché ; la libre entreprise, la société de classe sont les seules structures sociétales possibles. Toute la génération qui a fait sa jeunesse durant les années 90, a gardé dans son esprit, l’impossibilité du projet communiste. Mais le temps passe, et les jeunes d’aujourd’hui n’ont pas connu l’URSS. Staline et compagnie sont rentrés dans le panthéon des dictateurs de l’histoire. Il reste de nos jours, la Chine, la Corée du Nord et Cuba qui sont gouvernés par des partis soi-disant communiste. Je pense que les prolétaires de ces pays ne sont pas dupes sur l’utilisation à tort de ce nom. Et ils constatent bien que leurs vies n’ont rien de communiste. Ces capitalismes étatiques servent de caution provisoire pour fustiger les projets d’une société communiste.

La Chine est un cas particulier, c’est l’atelier du monde. Des millions de paysans sont devenus des ouvriers industriels, l’exode rural est massif, tout comme l’accumulation primitive. Les villes deviennent des mégalopoles. Les conditions de travail sont désastreuses et dangereuses. Un ouvrier chinois travaille 60 heures par semaine pour un salaire moyen annuel de 1300 dollars (quand il est versé…). Mais les ouvriers chinois ne sont pas des moutons comme l’imaginaire collectif occidental tend à croire. La lutte de classe est violente, les grèves sont dures, des patrons se sont fait tués à l’annonce de licenciements ou suite à des refus d’augmentation de salaire. Il y a un seul syndicat de travailleur (ACFTU) autorisé en Chine. Nul doute que, petit à petit, l’Etat chinois, conseillé par les vieilles bourgeoisies occidentales, va autoriser la libre association des travailleurs afin de maintenir une paix sociale. La Chine est le premier exportateur mondial, et l’Etat cherche désormais à écouler ces marchandises sur le marché national pour perdurer sa productivité en gardant une monnaie faible, et en innovant dans des nouvelles chaînes de fabrication comme la pharmacie.

C’est la lutte de classe le moteur de l’histoire. Et le capitalisme s’adapte et absorbe ses contradictions. Des révolutions ont lieu dans des pays arabes, mais selon moi cela reste dans le cadre bourgeois. Les revendications de liberté d’expression et de démocratie (mais laquelle ?) satisfont les bourgeoisies libérales qui espèrent instaurer leur pouvoir, notamment en Tunisie (grâce à une assemblée constituante). La Libye est dans une situation de guerre civile. Et l’Egypte, est contrôlée par les anciens militaires. J’espère qu’un nouveau souffle va pousser les révolutionnaires vers l’émancipation. En attendant, ces mouvements ont permis de réintroduire la révolution (de masse et armée) comme nécessité d’évolution vers une nouvelle société. Cela a permis aussi de casser les idées de chocs des civilisations au profit de la lutte de classe. Les problèmes économiques des prolétaires arabes et européens tournent autour du salaire, des conditions de travail et du partage des richesses. Ces problèmes sont généralisés au prolétariat mondial.

En France, la mentalité pécore perdure. La petite propriété, chacun chez soi devant sa télé fonctionne bien. Des salariés se suicident à France Telecom, les hôpitaux et les écoles en sous-effectif de fonctionnaires, le déremboursement de médicaments, le constat global fait peur. A quand les prochaines grèves ? On se fait chier en ce moment. Et ce ne sont pas les revendications qui manquent. Y a que dans la lutte qu’on se sent exister. Les perspectives sont pourtant claires : abolition du capitalisme et de la société de classe. Qu’est-ce qui empêche les gens de se révolter ? La propagande révolutionnaire, en plus de dénoncer la société bourgeoise, doit proposer des fonctionnements du communisme que nous voulons. Nous devons inonder l’imaginaire prolétarien de la société future.





Trackbacks

Pour faire un trackback sur ce billet : http://remito.zeblog.com/trackback.php?e_id=551221

Commentaires

Aucun commentaire pour le moment.

Ajouter un commentaire

Nom ou pseudo :


Email (facultatif) :


Site Web (facultatif) :


Commentaire :


 
Copyright © MILITANT - Blog créé avec ZeBlog