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Métissage

Par Partigiano :: 18/12/2008 à 18:07 :: Histoire


A l’heure de la « mondialisation », le métissage paraît d’actualité ? Commençons par essayer de définir ce terme. Le Petit Larousse nous dit que le métissage est une « union féconde entre hommes et femmes de groupes humains présentant un certain degré de différenciation génétique ». Et que le métis est « issu de l’union de deux personnes de couleur de peau différente » (voir aussi l’article sur Wikipédia : http://fr.wikipedia.org/wiki/M%C3%A9tis ).

 

Quand on entend métissage, on pense tout de suite à un couple blanc et noir. Mais le métissage peut aussi toucher les domaines socio-culturels et religieux. Les exemples de ce qu’on appelle communément les couples « mixtes » sont nombreux et variés, reflets des différents peuples de la Terre.

 

La carte ci-dessous représente la pigmentation de la peau des humains avant la dévastation de l’Amérique et la mise en place du commerce triangulaire par des européens.



Avec l’avènement du capitalisme colonialiste du 16ème siècle au 20ème siècle, les échanges commerciaux se sont développés ainsi que les migrations et les déplacements de population. Aujourd’hui la France a sûrement une moyenne de pigmentation plus foncé du fait de l’immigration des pays du pourtour méditerranéen (Italie, Espagne, Maghreb et Turquie) et de l’Afrique.

 

A la préhistoire, les hommes vivaient principalement en tribus sédentaires ou nomades et les échanges étaient moindres. Avec l’accroissement de la population dans les premières civilisations et le début du commerce sous forme de troc, le métissage entre les humains de différentes couleurs va s’opérer, surtout en Méditerranée et en Asie centrale.

 

Durant le moyen-âge, la prépondérance des religions monothéistes et de leurs dogmes va amener les peuples à moins se mélanger. La religion musulmane interdit aux femmes de se marier avec un non-musulman. La religion juive interdit aux hommes de se marier avec une non-juive, idem pour les chrétiens. Toutes les religions du livre interdisent le mariage avec des polythéistes ou des athées. La raison première invoquée est de ne pas dissoudre petit à petit la communauté de tels croyants avec d’autres.

 

Nous en venons donc à la première barrière imposée par des hommes sur les autres. Ces coutumes ont encore malheureusement la vie dure un peu partout. Beaucoup de gens ont encore du mal à accepter l’autre différent de soi. Comme les religions sont par nature intolérantes, si tout le monde les suivaient à la lettre, la Terre serait une multitude de monde renfermé sur eux-mêmes et en guerre permanente les uns contre les autres.

 

Il y a des pays où le métissage culturel et religieux serait très dur à mettre en pratique comme par exemple l’Arabie Saoudite, le Soudan ou l’Iran ; dans tous les pays où le pouvoir appartient aux religieux. Dans les pays capitalistes occidentaux, peu sont vraiment laïques et le métissage de la population dépend surtout de l’histoire de l’immigration. Des pays comme l’Italie ou l’Espagne, qui ont une histoire antique importante ont vu des brassages de populations intenses (entre Celtes, Arabes et Grecques par exemple). Mais durant le 20ème siècle, le fascisme a fermé ces pays et beaucoup des habitants ont émigrés, créant un métissage dans les pays d’accueil comme les Etats-Unis et l’Argentine.

 

« Premier fournisseur d’or, de diamants, de minerais stratégiques indispensables aux économies occidentales, première économie et première puissance militaire du continent, poste de surveillance stratégique du  trafic maritime entre les océans Indien et Atlantique, l’Afrique du Sud est le pays le plus peuplé d’Afrique australe. Ce fut également le pays de l’apartheid, où l’histoire a brassé les peuples, mais les a aussi dressés les uns contre les autres, particulièrement depuis les débuts de la colonisation. L’Afrique du sud moderne a longtemps perpétué l’inégalité coloniale en perfectionnant le système d’exclusion de la majorité non blanche, aussi bien dans ses méthodes de répression que dans ses buts. Vouloir séparer artificiellement des populations, certes hétérogènes, mais que l’économie associe irrémédiablement et à tout moment, a conduit à une situation politique compliquée, sinon explosive*. »

 

La deuxième barrière est bien évidemment le racisme et la xénophobie ainsi que les idées nationalistes. La soi-disant supériorité d’une race sur une autre n’a aucune valeur, ni morale ni scientifique. Si quelqu’un devait marcher du nord au sud de la planète, il pourrait rencontrer toutes les nuances de couleur de la peau, de l’homme le plus blanc au plus noir. Il n’y a pas de limites définies entre les couleurs de peau et le métissage mélange toutes les teintes dans les limites de la pigmentation humaine.

 

Le schéma ci-dessous nous montre la proportion d’humain en fonction de la pigmentation de la peau :



Grâce aux progrès de la recherche génétique, la notion de race dans l’espèce humaine est aujourd’hui obsolète. On sait aujourd’hui que ce sont les mélanines qui colorent notre peau et dont le rôle principal est la protection pigmentaire contre les radiations UV. Les différences génétiques minimes qui existent entre les humains ne peuvent pas donner lieu à une classification entre race ou espèce, contrairement à ce que pourrait penser cet abruti d’Éric Zemmour, voir sur : http://www.acrimed.org/article3003.html

 

Le nationalisme est aussi un frein au métissage des hommes. La fierté patriotique peut amener certaines personnes à ne rester qu’entre ressortissant d’un même pays ou d’une même région. On atteint par ce biais un niveau d’isolement qui peut avoir des conséquences comme l’inculture, la peur de son prochain et le racisme. Il faut casser ces vieilles barrières qui nous empêchent de vivre librement. Chacun devrait avoir le droit de vivre avec qui il veut, où il veut. Mais on pourrait me reprocher que le métissage amène à la destruction des cultures.

 

« C’est sans doute parce que la présence indigène était la plus forte dans l’actuel Guatemala face à une population créole partout peu nombreuse que la ségrégation raciale y a été la plus forte : asservissement d’une part, lorsque les cycles économiques exigeaient une main d’œuvre abondante, mais aussi transferts de population dans ce que l’on appelait les pueblos de reduccion. C’est peut-être aussi pour ces mêmes raisons que l’identité ethnique et la résistance à l’acculturation s’y sont maintenues avec le plus de vigueur. La différence entre ladinos et Indien perdure. Dans les autres pays, le métissage a prédominé et nulle part les fractures ne se situent aussi violemment en termes ethniques qu’au Guatemala. Dans la majorité des pays centraméricains, la main d’œuvre étant insuffisante, l’importation de Noirs des Antilles a contribué à diversifier cette société métisse*. »

 

La destruction ou le génocide d’un peuple par un autre, pour des raisons économiques ou religieuses, créée un repli sur soi de la communauté agressée. L’invasion de l’Amérique et le massacre des Amérindiens par des Européens est sans doute l’exemple le plus flagrant de résistance culturelle face à l’envahisseur. Le métissage ne peut s’effectuer dans ces conditions de domination d’un peuple sur l’autre.

 

Bien que le système capitaliste exploite aveuglément toutes les couleurs de peau, les différences ethniques et religieuses peuvent servir à la classe dominante à diviser le prolétariat pour mieux régner ; instaurer une rivalité entre exploités pour mieux les asservir. La révolution mondiale prolétarienne se doit d’abattre ces divisions pour unir la classe ouvrière dans la fraternité, le partage et la solidarité.

 

L’évolution de l’Homme passe par le métissage entre les différents peuples dans un cadre politique libéré de toute classe ou race. Comme disait la chanson d’Eugène Pottier, c’est la lutte finale, groupons nous et demain, l’internationale sera le genre humain !

 

 

 

 

* Encyclopédie Larousse Théma 1997

 

 

 

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