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Partigiano Le blog en lien avec les militants révolutionnaires. Des textes, des photos et des articles de Remito sur notre monde, sur la musique, sur la politique, sur l'art, sur les livres...

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Histoire Domératoise (2)

Par Partigiano :: 27/02/2012 à 8:47 :: Histoire


Trouvé dans le journal municipal de Domérat, janvier 2012 :












Paul Mattick : Interview à Lotta Continua (1977)

Par Partigiano :: 23/02/2012 à 8:12 :: Histoire

CRISE ET INFLATION


L.C. : Tout semble indiquer que nous sommes entrés dans une période de grave crise économique et sociale. Quels en sont les traits nouveaux par comparaison avec la crise des années 1930 ?

P.M. : Les raisons fondamentales de la crise actuelle sont identiques à celles de toutes les crises précédentes du système capitaliste. Mais toutes les crises présentent aussi des caractères spécifiques en ce qui concerne leur apparition, les réactions qu’elles provoquent et leurs conséquences.

À l’origine de ces traits distinctifs se trouvent les transformations structurelles du capital. Une crise survient en général à la suite d’une période d’accumulation convenable, au cours de laquelle les profits produits et réalisés ont suffi à assurer le maintien d’un rythme d’expansion donné.

Cet état de prospérité capitaliste exige des gains de productivité constants et assez élevés pour contrebalancer le déclin relatif de rentabilité qu’entraînent les transformations structurelles du capital. La recherche du profit, que les capitaux individuels effectuent sous le fouet de la concurrence, donc à l’aveuglette, ne peut que se poursuivre sans tenir aucun compte des transformations intervenues dans le rapport capital/travail inhérent à la composition sociale du capital.

La crise fait irruption quand la disproportionnalité entre la fraction du profit destiné au capital social et le taux d’accumulation voulu interdit toute nouvelle expansion. Cette disparité de base, mais indéterminable par voie empirique, se fait sentir au niveau du marché sous forme d’un défaut de demande effective, lequel n’est qu’une autre expression pour désigner le défaut d’accumulation, de cette accumulation dont dépend la demande effective.

Avant 1930, on remédiait aux dépressions économiques par des procédés déflationnistes, autrement dit en laissant libre cours aux lois du marché dans l’espoir que la baisse d’activité aurait tôt ou tard pour effet de restaurer l’équilibre de l’offre et de la demande, et partant de rétablir la rentabilité du capital.

La crise de 1930 fut cependant trop profonde et trop dispensieuse pour qu’on pût s’en tenir au laisser faire traditionnel. On y fit face par des procédés inflationnistes, autrement dit par des interventions de l’État, appelées à déboucher sur la guerre, pour restructurer l’économie mondiale au moyen d’une centralisation à outrance, accomplie au détriment des capitaux nationaux les plus faibles, autant que d’une destruction systématique du capital sous ses formes à la fois monétaires et physiques. Financées comme elles l’étaient par le déficit budgétaire, c’est à dire par des techniques inflationnistes, ces interventions avaient des résultats encore et toujours déflationnistes, mais d’une tout autre ampleur qu’autrefois, quand on s’en remettait passivement aux lois du marché. La longue crise puis la Deuxième Guerre mondiale, et les destructions massives de capital qui les accompagnèrent, créèrent les conditions d’une période extraordinairement longue d’expansion dans les grandes puissances industrielles d’Occident.

Déflation et inflation aboutirent l’une et l’autre au même résultat, un nouvel essor du capital, et servirent de la sorte et tour à tour à sauvegarder la stabilité économique et sociale ainsi acquise. Le financement par le déficit budgétaire, par le crédit en d’autres termes, permet certes de stimuler une économie en stagnation. Mais il est impossible de maintenir le taux de profit de cette façon là et de perpétuer ce faisant les conditions de la prospérité. Ceci étant, le mécanisme déclencheur de crise inhérent à la production de capital était appelé à se remettre en place de lui même : simple question de temps.

À l’heure actuelle, il est manifeste que l’octroi de crédits destinés à relancer la production constitue non pas une solution définitive à la crise, mais une politique au coup par coup dont les effets positifs ne peuvent être que temporaires. Faute d’aboutir à un véritable, un évident essor fondé sur des profits accrus, cette politique est vouée à un échec dont elle contient en elle même le germe.

La médication keynésienne a tout bonnement engendré une nouvelle situation de crise, assortie d’inflation et de chômage également croissants, et l’un comme l’autre tout aussi préjudiciables au système capitaliste. La crise en cours n’a pas atteint jusqu’à présent l’ampleur dévastatrice de la précédente qui, pendant les années 1930, devait conduire de la dépression à la guerre.

Tout en étant incapables de mettre fin au marasme actuel, les mesures anticrises pallient jusqu’à un certain point la misère causée par la baisse d’activité. Mais, dans le cadre d’une économie capitaliste en stagnation, ces mesures deviennent elle mêmes autant d’éléments contribuant à détériorer celle ci par la suite. Ne rendent elles pas plus ardue la reconstitution d’une base de départ pour un nouvel essor ? De même, la dépression qui va croissant a pour conséquence de restreindre à proportion la part d’intégration internationale que l’économie capitaliste doit à des arrangements monétaires et à des politiques commerciales d’inspiration libérale. Et les tendances au protectionnisme aggravent encore l’état du marché mondial.

Étant donné que la crise ne peut être jugulée qu’aux dépens de la population laborieuse, la bourgeoisie se voit contrainte de mobiliser tous les moyens dont elle dispose, économiques aussi bien que politiques, pour réduire le niveau de vie des travailleurs. La montée du chômage, tout en pesant sur la situation, ne suffit pas à faire baisser les salaires autant que l’exige le rétablissement de la rentabilité du capital. Pour arriver à ce rétablissement, préalable obligé à la reprise de l’expansion, il faut comprimer les revenus des couches non capitalistes, diminuer le budget dit social, etc. Bien qu’une inflation accélérée ait cet effet là, pareille politique trouve aussi ses limites dans l’« anarchie » croissante de la production capitaliste et de la société en général. Bref, l’inflation comme politique permanente menace l’existence même du système.

GAUCHE ET EUROCOMMUNISME

L.C. : A ce propos, comment vois tu le rôle de la gauche, et plus particulièrement du Parti communiste ? Quelle est selon toi la signification de l’eurocommunisme ?

P.M. : II faut distinguer entre la gauche objective, c’est à dire le prolétariat comme tel, et la gauche organisée, qui n’est pas de nature strictement prolétarienne. Au sein de cette dernière, le Parti communiste, tout du moins en Italie, détient une position dominante. En ce moment ci, toujours en Italie, c’est lui qui le plus probablement détermine la politique de la gauche, malgré l’opposition des formations situées à sa gauche ou à sa droite. Mais le P.C. n’est pas une organisation communiste au sens traditionnel : depuis longtemps transformé en mouvement social démocrate, en parti réformiste, il vit en symbiose avec le capitalisme et donc s’offre à le servir.

Son objet pratique est de satisfaire les aspirations bourgeoises de son corps dirigeant, les besoins de sa bureaucratie, tout en faisant office de médiateur entre le travail et le capital en vue de maintenir le statu quo social. Le fait qu’il rencontre une adhésion massive en milieu ouvrier indique que les travailleurs ne sont pas prêts à renverser le système, ou n’y tiennent pas, et désirent à la place arriver à un accommodement avec lui. Illusion, assurément, mais qui va dans le sens de la politique opportuniste du P.C. Une dépression prolongée risquant de détruire le système, il est essentiel pour le Parti communiste, autant que pour les autres organisations réformistes, d’aider la bourgeoisie à en finir avec la crise. C’est pourquoi il s’efforce de couper court à des actions ouvrières susceptibles de freiner, voire d’empêcher, le redressement du capitalisme. Dès que ce dernier se trouve mis en danger par des mouvements de la classe ouvrière, que le système en proie à la crise ne saurait contenter, la politique réformiste et opportuniste du P.C. revêt un caractère ouvertement contre révolutionnaire.

L’eurocommunisme cher au P.C. est dépourvu de toute signification parce que le communisme est une catégorie non pas géographique mais sociale. Ce terme vide recouvre une tentative, de la part des P.C. européens, de différencier leurs attitudes actuelles d’avec leurs politiques passées. C’est une manière de proclamer que le vieux but capitaliste d’État depuis longtemps enterré en pratique a été abandonné au profit de l’économie mixte propre au capitalisme d’aujourd’hui. Eurocommunisme, cela signifie la recherche d’une reconnaissance officielle et d’une intégration totale au système en place, lesquelles impliquent naturellement une intégration aux divers États nationaux que compte le territoire européen. Une manière aussi de faire acte de candidature à des responsabilités accrues dans le cadre du système capitaliste et de son gouvernement, de s’engager en outre à respecter le degré limité de coopération atteint dans le contexte européen par les nations capitalistes et à s’abstenir de toute initiative risquant de compromettre le consensus apparent entre l’Est et l’Ouest.

II s’agit en l’occurrence non pas d’une rupture catégorique avec la partie capitaliste d’État du monde, mais de la consécration du fait que ce camp là, bien loin lui aussi de chercher à étendre par des moyens révolutionnaires l’aire du capitalisme d’État, vise à s’intégrer plus complètement au marché mondial, malgré les différences qui subsistent entre systèmes de capitalisme privé et de capitalisme d’État.

L’EFFICACITÉ RÉVOLUTIONNAIRE

L.C. : Quelles possibilités d’action révolutionnaire, ou d’action visant à préparer une révolution à venir, existe-t-il ? Quelles possibilités vois tu pour les travailleurs, les chômeurs, les étudiants, les formations gauchistes ?

P.M. : Les actions révolutionnaires sont dirigées contre le système comme un tout pour le renverser. Ce qui présuppose une dislocation du corps social, hors de tout contrôle politique. Jusqu’ici, pareilles actions ne sont produites qu’en liaison avec des catastrophes sociales, telles celles qu’engendrent des guerres perdues et l’état de désagrégation économique qui va de pair avec elles. Cela ne veut pas dire que ce genre de situation constitue un préalable absolu à la révolution, mais revient à constater l’ampleur de la désintégration sociale qui précède les soulèvements révolutionnaires. La révolution doit forcément impliquer la majorité de la population. Et c’est la nécessité, non l’idéologie, qui met les masses en mouvement. L’activité qui s’ensuit produit son idéologie révolutionnaire propre, en vue de discerner ce qu’il y a lieu de faire pour sortir victorieusement de la lutte contre les défenseurs du système. À l’heure actuelle, les possibilités d’action révolutionnaire sont extrêmement faibles, parce que les chances de succès sont quasi nulles.

Instruites par l’expérience, les classes dirigeantes s’attendent à des éruptions révolutionnaires et se sont armées en conséquence. Leur puissance militaire n’est jusqu’à présent nullement menacée de dissensions intestines ; politiquement, ces classes jouissent du soutien des grandes organisations ouvrières et de la majorité de la population. Elles n’ont pas encore épuisé les possibilités de manipuler l’économie qui s’offrent à elles ; malgré une concurrence internationale toujours plus âpre pour des profits en voie de contraction à l’échelle mondiale, elles demeurent unies dans le monde entier contre des soulèvements prolétariens partout où ils pourraient surgir. Les régimes soi disant socialistes participent eux aussi à ce front commun : pour sauvegarder les rapports de classe, les rapports d’exploitation qui leur servent de base. Au stade de développement où nous sommes, une révolution socialiste semble plus que douteuse. II n’en reste pas moins que toute activité des travailleurs visant à défendre leurs intérêts propres possède un caractère potentiellement révolutionnaire, étant donné que le capitalisme se trouve dans un état de délabrement susceptible de durer longtemps. Vu le manque de données utiles, personne ne saurait prévoir quelles dimensions la dépression est appelée à prendre. Mais chacun est confronté à la crise et doit y réagir : la bourgeoisie à sa manière, la classe ouvrière de façon opposée.

En période de relative stabilité économique, la lutte ouvrière elle même a pour effet d’accélérer l’accumulation du capital, en forçant la bourgeoisie à adopter des méthodes plus efficaces pour accroître la productivité du travail et conserver de la sorte le taux de profit voulu. Les salaires et les profits peuvent s’élever de conserve sans que cela nuise à l’expansion du capital. Mais une dépression met fin cependant à cette hausse simultanée (quoique inégale). Pour que le processus d’accumulation puisse redémarrer, il faut d’abord que la rentabilité du capital soit rétablie. Désormais, la lutte entre le travail et le capital met en cause l’existence même du système, liée qu’elle est à l’expansion continue de ce dernier.

Objectivement, les luttes économiques ordinaires revêtent des implications et donc des formes politiques, parce qu’une classe ne peut l’emporter qu’au détriment de l’autre. La classe ouvrière n’a nul besoin de concevoir sa lutte comme la voie de la révolution ; dans le cadre d’un capitalisme en déclin persistant, ses luttes prennent des connotations révolutionnaires, et cela complètement en dehors de toute prise de conscience. Bien sûr, il se peut que les travailleurs acceptent de se contenter d’une part diminuée, dans certaines limites, du produit social, serait-ce uniquement pour éviter les misères d’une lutte prolongée contre la bourgeoisie et son État. Mais voilà qui risque fort de ne pas être suffisant pour nourrir un nouvel essor économique et mettre un terme du même coup à la croissance du chômage. Tout en étant inhérente au système, la division entre travailleurs en activité et en sans travail se transforme en source de difficultés pour le capitalisme, dès lors qu’il y a montée constante du chômage dans un contexte de stagnation et de déclin économiques. Quant aux moyens de réagir à la crise, tout ce qu’on suggère aux travailleurs, c’est de s’unir tous tant qu’ils sont, avec ou sans travail, dans des organisations placées sous leur contrôle direct, et de se battre pour leurs besoins immédiats, sans tenir compte de l’état de l’économie ni de la collaboration de classe du mouvement ouvrier officiel. En d’autres termes : de mener leur lutte de classe avec autant d’acharnement que la bourgeoisie mène la sienne. Au grand moyen d’action de celle ci, son appareil d’État, il faut opposer une puissance plus considérable encore, ce qui ne peut se faire au début que par une dislocation continue du processus de production, base même de la puissance capitaliste et par une poussée implacable des sans travail visant à extorquer à la bourgeoisie leurs moyens d’existence.

Quant aux étudiants d’extrême gauche et aux groupes révolutionnaires, s’ils veulent avoir une efficacité quelconque, il leur faut s’immerger dans le mouvement des travailleurs et des chômeurs : non pour réaliser un programme à eux, mais pour mieux cerner le sens de la lutte de classe qui se profile à l’horizon et les directions qu’elle est appelée à prendre en raison des lois immanentes de la production de capital.

VIOLENCE ET ACTION DE CLASSE

L.C. : D’après toi, quel est le rôle de la violence, de la lutte armée en particulier, dans l’action militante.

P.M. : Ce n’est pas une question à laquelle on peut répondre en attribuant à la violence un rôle ou positif ou négatif. La violence est immanente au système et donc une nécessité pour le travail autant que pour le capital. De même que la bourgeoisie ne subsiste qu’en vertu de sa mainmise sur les moyens de production, de même il lui faut la défendre par des procédés également extra économiques, grâce à son monopole des moyens de répression. Un refus de travail suffit à priver de sens les moyens de production, car le profit capitaliste n’a pas d’autre origine que le processus du travail. Entre le travail et le capital, il n’est donc pas question de lutte purement économique : la bourgeoisie ne manquera pas de recourir à la violence chaque fois que cette lutte menacera son existence en risquant de compromettre sérieusement la rentabilité du capital.

Voilà qui interdit aux travailleurs toute espèce de choix entre la violence et la non violence dans la lutte des classes. C’est la bourgeoisie, en possession de l’appareil d’État, qui en décide ainsi. À la violence il n’est possible de répondre que par la violence, même s’il faut se battre avec des armes inégales à l’extrême. Il s’agit en l’occurrence non d’une question de principe, mais bien de la réalité, de la structure propre à la société de classes. Cependant, la question posée est de savoir si les éléments radicaux doivent ou non prendre l’initiative de la violence au cours des luttes anticapitalistes, au lieu de laisser à la bourgeoisie et à ses mercenaires le soin d’en décider.

Certes, il peut y avoir des situations auxquelles la bourgeoisie n’est pas prête à faire face et où un heurt violent avec ses forces armées se termine à l’avantage des révolutionnaires. Mais toute l’histoire des mouvements d’inspiration radicale montre avec la dernière netteté que des victoires aussi fortuites restent sans lendemain. La bourgeoisie finira toujours par avoir le dessus sur le plan militaire, sauf si le mouvement révolutionnaire prend une ampleur telle que l’appareil d’État lui-même en est affecté, ses forces armées se divisant ou se dissolvant. C’est seulement en conjonction avec de grands mouvements de masse, qui font littéralement voler en éclats l’édifice social, qu’il devient possible d’arracher aux classes dirigeantes les moyens de répression et du même coup les moyens de production. La futilité évidente de confrontations armées par trop inégales n’a pas empêché qu’il s’en produise. Qui plus est, dans certaines situations, pareilles confrontations peuvent déclencher des réactions en chaîne et déboucher sur des mouvements de masse du genre qui sert en général de préalable à la violence révolutionnaire. Voilà pourquoi il est si dangereux d’insister sur la non violence et de faire de la violence l’apanage de la classe dominante. Mais cela concerne des situations véritablement cruciales (non pas celles que les pays capitalistes connaissent actuellement) et aussi des forces suffisamment armées pour pouvoir tenir le coup pendant très longtemps. Dans le cas contraire, de telles actions reviennent à un suicide collectif pur et simple, chose dont la bourgeoisie s’accommode volontiers.

On peut les louer d’un point de vue moral, ou même esthétique, mais elles ne servent nullement la cause de la révolution prolétarienne ; tout su plus entrent elles un jour dans le folklore révolutionnaire. Psychologiquement, il est difficile sinon impossible pour des révolutionnaires de s’élever contre la futile mise en oeuvre de la justice de classe par des groupes ou des individus terroristes. Marx lui même, pourtant contempteur déclaré du nihilisme sous toutes ses formes, ne cachait pas son admiration pour les exploits terroristes du groupe russe de la Volonté du peuple. De fait, que le contre terrorisme de certains groupes révolutionnaires soit voué à la futilité est une chose, qu’il disparaisse pour autant en est une autre. Ses adeptes ne sont pas animés de la conviction que leurs actions déboucheront directement sur la transformation de la société ; ils ne se résignent pas à laisser sans réplique le perpétuel terrorisme de la bourgeoisie, voilà tout. Et une fois lancés dans le terrorisme illégal, le terrorisme légal les contraint à la fuite en avant jusqu’au dénouement tragique. Cette famille d’esprits est elle même un produit de la société en crise et une réponse à sa férocité toujours accrue. Se joindre au choeur des voix bourgeoises pour condamner également le terrorisme d’un point de vue prolétarien, ne rime à rien. Il vaut mieux constater sa futilité, et rechercher des moyens plus efficaces d’en finir avec la permanente terreur capitaliste par des actions de classe du prolétariat.




Source :

— Interview de Paul Mattick au journal italien Lotta Continua en octobre 1977, reprise dans la revue américaine Root & Branch, n° 5 (1978), publiée par Spartacus en octobre 1978 et mise en ligne par plusloin.org en 2002.

Collectif Smolny





Quelques graffs sur les murs de Rome

Par Partigiano :: 21/02/2012 à 8:16 :: Photos

















Communiqués de la faculté de droit occupée à Athènes

Par Partigiano :: 20/02/2012 à 8:08 :: Actualité
Dans le contexte de la grève générale autour du dernier plan d’austérité, un texte de l’Assemblée ouverte de la faculté de droit occupée:


Pour nous libérer de la dette, il nous faut détruire l’économie

Le spectacle politique et financier a maintenant perdu  toute confiance en lui-même. Ses actes sont totalement convulsifs. Le gouvernement « d’urgence » qui a pris en charge le maintien de la cohésion sociale est un échec tant pour la reproduction de la main-d’œuvre, que pour  la consommation  de la population. Les nouvelles mesures, avec lesquelles l’État vise à assurer la survie de la nation grecque dans le monde financier international, conduit à une suspension complète des paiements dans le monde du travail. L’abaissement du salaire minimum, maintenant lui  aussi en fausse monnaie, est cohérent avec la suspension totale de toute forme de salaire direct ou social.

Tout coût pour notre reproduction disparaît. Les structures de santé, les lieux d’enseignement, le «welfare» les allocations et tout ce qui nous rend productifs dans le système dominant est maintenant  chose du passé.  En nous pressurant totalement ils nous jettent maintenant directement dans la faim et la paupérisation.

La sécurisation de l’abolition de toute forme de salaire, sur le plan juridique, s’effectue via la création d’un  » compte spécial bloqué ». De cette façon, l’État grec assure que le stock monétaire sera utilisé exclusivement pour la survie du capital, au détriment de nos propres vies, même. Le poids de la dette (pas de l’Etat, mais de ce qui est inextricablement contenu dans la relation capitaliste) se balance dessus de nos têtes, menaçant de nous tomber dessus et de nous éteindre.

Le mythe de la dette.
Le discours patriotique dominant promeut l’idée de « la dette grecque » en la présentant comme une question transnationale. Il crée l’impression que certains usuriers apatrides ont ciblé l’État grec et que notre « bon gouvernement » fait ce qu’il peut pour nous sauver, alors qu’il vise à nous éteindre, étant lui-même une partie du capital monétaire international .

Nous nous opposons à  cette fausse conception nationaliste, la dette est le résultat de – et une partie indiscernable de -l’économie politique, un fait que les patrons ne connaissent que trop bien. L’économie est basée sur la création de la pénurie, par la création de nouveaux champs de la rareté (c’est la dite : «création destructrice» avec des conséquences   toujours négatives à long terme). La dette est culpabilisante, elle  se dilate et va dominer la société aussi longtemps que la propriété existera, de même, que la routine de la consommation, que l’échange et que l’argent.

Quand nous disons que la crise est structurelle et systémique, nous voulons dire que les structures de l’économie politique ont atteint une fin, que leur cœur a été attaqué, le processus de production de valeur. Il est clair que pour le capital, nous sommes « économisables » (voir les chiffres du chômage qui montent au ciel) et qu’à ce point, la reproduction de la force du travail est simplement un obstacle dans le processus d’accumulation du capital. La crise monétaire de la dette, qui est le remplacement des salaires par des prêts, et l’incapacité d’émettre des prêts, conduit  le système dans le cercle vicieux de la non-durabilité. Cela en arrive là, parce qu’il remet en  question la valeur du travail lui-même, qui est, la  relation même au travers  de laquelle ceux d’en bas pourraient s’insérer dans les rôles du système.

Faut-il alors s’orienter vers le socialisme et l’économie « populaire »? Tous les types de dirigeants professionnels et de syndicalistes wannabe-populaires   cultivent leurs propres illusions  d’une sortie politique de la crise au sein du système et de l’économie politique actuelle. Ils pourraient parler de la nationalisation des banques ou d’un rajeunissement du libéralisme rationnel. Souvent, ils prennent même l’«esprit révolutionnaire» comme forme de récupération et de solution de rechange. D’autres fois, nous entendons parler de développement vert, de décentralisation écologique, de démocratie directe et  de toutes les formes politiques fétiches.

Alors que le marché lui-même, et que l’intervention de l’Etat ne parviennent  à donner aucune perspective que ce soit, le spectacle politique  continue à promouvoir toutes sortes de produits tels que : L’économie populaire, que l’autorité de l’Etat, que les « socialismes ». Les différentes mythologies  de dictatures du prolétariat,  survivent  au moment même où la masse de ceux qui sont exclus de la production et des dispositifs sociaux, les chômeurs,  ne   fournissent pas du tout de clientèle fiable aux partis politiques et à leurs syndicats. La position politique réactionnaire des capitalismes d’État a été remplacée par le vide de l’idéologie du bizness.

La guerre sociale ne connaît pas de frontière. Certains, au milieu de la crise, voient  une re contextualisation/un « redessin » des aires nationales. Le bloc national et les racistes divers, eux, semblent y voir l’occasion de cibler les migrants, de lancer des attaques et des pogroms et de promouvoir le racisme institutionnel de l’Etat grec. Leur résistance est peinte aux couleurs nationales; ils luttent en tant que  grecs, et non pas comme ennemis de l’exploitation et de la répression sociale à laquelle ils sont confrontés.

Nous avons sciemment choisi notre camp, croyant que toute présence d’un symbole national ou du drapeau appartient au camp de l’ennemi,  nous sommes prêts à la combattre par tous les moyens possibles. Parce que les nazis de « L’aube d’or », les nationalistes autonomes et les autres fascistes  promeuvent une communauté purement nationale comme la solution, les attaques préventives contre eux et la solidarité avec les migrants est une condition nécessaire pour toute tentative radicale.

La seule solution est la révolution sociale.
Contre tout ce qui précède, nous proposons une révolution sociale, que nous considérons comme la seule solution pour avoir une vie, pas une  survie  mise à nue. Cela signifie  se soulever contre toute institution financière et politique. Cela exige, sur la voie de la révolte, de prendre des mesures telles que l’abolition de l’Etat, de la propriété et toute de mesurabilité, de la famille, de la nation, de l’échange et des sexes sociaux. Pour que nous puissions étendre la gratuité et la liberté dans toute la vie sociale.

C’est ce que veut dire : Révolution ! Orienter dans  cette direction toute lutte sur les revendications salariales; toute structure auto-organisée  toute assemblée, dans la conjoncture actuelle, où la forme politique gouvernementale de la crise systémique peut conduire à une explosion sociale.

Manifestation à 18 heures aux Propylées.

Assemblée ouverte de la faculté de droit occupée, immédiatement après la manifestation

École de droit occupée le 02/09/12



Deuxième communiqué de la faculté de droit occupée à Athènes

L’ère de la « prospérité » est terminée. Le rêve d’accès à la consommation et à la promotion, comme l’exprime  le triptyque  «  m’as-tu-vu, consommation, carrière »  est soudainement devenu le cauchemar suprême.

Mais maintenant il n’y a aucun retour possible.

Les temps où les employeurs confinaient les étrangers dans les fermes et les chantiers, les temps où vous vous avanciez comme fier volontaire des Jeux Olympiques, ou vous aviez à la maison des femmes de ménage comme esclaves, ne reviendront jamais.

Vous apercevez la place ou votre racisme mettait les migrants depuis le début, devenir la votre et celle de vos enfants.

Et cela vous fait peur.

Quand la destruction d’autres sociétés, comme l’Europe de l’Est ou l’Irak, protégeait vos privilèges dans la concurrence internationale, cyniquement, vous en profitiez au maximum.

Peut-être est-il  temps de renoncer au capitalisme, au nationalisme et au consumérisme ? D’arrêter de penser comme un propriétaire et de comprendre qui sont vos vrais ennemis ?  L’État, les patrons, les flics, le système de l’économie politique….

Car ce n’est pas vous qui perdez votre travail, mais votre travail qui disparaît comme potentiel. C’est la force destructive du capitalisme qui menace tout simplement notre existence.

Les seuls potentiels de  survie que nous laisse le capitalisme c’est les files d’attente à la soupe populaire, la nourriture dans les poubelles, ou le pillage des supermarchés.

Pour ceci, la seule solution c’est la Révolution Sociale. Afin d’avoir une vie et pas seulement la survie.

Ceci exige que nous nous levions  contre toutes les institutions économiques et politiques; et que nous prenions nos mesures pendant l’insurrection,  la suppression de l’État, de la propriété, de la nation, du sexisme et du patriarcat, pour amener la révolution dans la vie quotidienne.

GRÈVES SAUVAGES, OCCUPATIONS AUTO-ORGANISÉES,

RÉVOLTES PARTOUT

POUR LA RÉVOLUTION SOCIALE

Faculté de droit Occupée



3° communiqué des occupants de la fac de droit à Athènes

Laissez-nous clarifier ceci : nous ne recherchons pas notre ennemi dans la face de Papademos, en Allemagne, au FMI, chez les impérialistes ou les banquiers. Aucun gouvernement ne pourra nous représenter parce que nous cherchons la fin de toute autorité. Pour nous l’autorité ce n’est pas seulement l’État et le Capital, mais aussi les façons dont les structures de domination (école, famille, patriarcat, religion, sexe) sont produites dans la vie de tout les jours et dans les relations inter-personnelles, de manière forcée ou volontaire, institutionnelle ou non-statutaire.

Toutes les sortes d’autoritaires devraient savoir que nos désirs ne seront pas confinés aux limites posée par l’idéologie dominante du défaitisme et du compromis.  L’impasse des luttes revendicatives, cherchant à améliorer les conditions de vie dans les institutions, mène objectivement à un encerclement du processus insurrectionnel. Pour nous qui ne voulons pas retourner au travail et à la normalité, mais qui veulent détruire la propriété et les relations hiérarchiques de production, il n’y a qu’une voie : nous rencontrer dans les rues, dans les grèves sauvages et dans les espaces occupés auto-organisés.

Enflammons l’insurrection et ne prolongeons dorénavant pas la durée du système.

Avec les espaces occupés, les sabotages, les attaques, la solidarité constante avec quiconque qui résiste, avec les prisonniers politiques, les immigrants, ainsi qu’avec l’action antifasciste.

Les occupants de l’École de Droit

11 février 2012




Trouvé sur http://dndf.org/ Des Nouvelles Du Front

Voir aussi le site : http://fr.contrainfo.espiv.net/

Et la page : http://fr.contrainfo.espiv.net/2012/02/13/grece-resume-chronologique-des-evenements-du-12-fevrier-en-cours/




Un hôpital grec sous contrôle ouvrier

Par Partigiano :: 10/02/2012 à 8:31 :: Actualité

Les agents hospitaliers de Kilkis, en Grèce, ont occupé leur hôpital local et ont publié une déclaration disant qu'il était désormais entièrement sous contrôle ouvrier.

L'hôpital général de Kilkis en Grèce (Macédoine centrale) est maintenant sous contrôle ouvrier. Les travailleurs hospitaliers ont déclaré que les problèmes qui durent depuis longtemps du Système de santé national (l'ESY) ne pouvaient être résolus. Les travailleurs ont répondu à l'accélération du régime des mesures impopulaires d'austérité en occupant l'hôpital et l'ont déclaré sous contrôle direct et complet par les travailleurs. Toutes les décisions seront dorénavant prises par les « travailleurs de l'assemblée générale ».

L'hôpital a déclaré que : « Le gouvernement n'est pourtant acquitté de ses responsabilités financières et, si leurs demandes ne sont pas satisfaites, ils se tourneront vers la communauté locale pour avoir le plus large soutien possible afin de garantir les soins de santé publique gratuits et de renverser le gouvernement et tous les politiques néolibérales. »
A partir du 6 février, le personnel hospitalier ne traitera que les  soins d'urgence tant que leurs salaires et les sommes qui leur sont dues ne seront pas payés. Ils demandent également un retour aux niveaux des salaires qu'ils percevaient avant la mise en œuvre des mesures d'austérité. La prochaine assemblée générale aura lieu le 13 février, et une conférence de presse le 15.

La déclaration suivante a été émise par les travailleurs :

*1.* Nous constatons que les problèmes actuels et durables de l'ESY (le système national de santé) et des organisations apparentées ne peuvent être résolus par des demandes spécifiques et isolées ou concernant nos intérêts particuliers, car tous ces problèmes sont le fruit d'une politique gouvernementale antipopulaire plus générale et du néolibéralisme mondial.

*2.* Nous constatons aussi, qu'en faisant des revendications particulières nous faisons en fait le jeu d'un gouvernement brutal. Ce pouvoir, pour faire face à son ennemi – qui est constitué par le peuple affaibli et divisé, fait tout pour empêcher la création d'un front uni et populaire à l'échelle nationale et mondiale ayant des intérêts communs et des exigences contre l'appauvrissement social créé par les autorités politiques.

*3.* Pour cette raison, nous plaçons nos intérêts particuliers dans le cadre général de revendications politiques et économiques qui sont posés par une très grande partie du peuple grec qui est aujourd'hui sous l'attaque du capitalisme la plus brutale. Ces revendications doivent être défendues jusqu'au bout afin d'aboutir, dans la coopération entre les classes moyennes et populaires de notre société.

*4.* La seule façon d'y parvenir est de remettre en question, dans l'action, non seulement la légitimité politique mais aussi la légalité d'un pouvoir arbitraire, autoritaire et antipopulaire qui avance à grand pas vers le totalitarisme.

*5.* Les travailleurs de l'Hôpital général de Kilkis répondent à ce totalitarisme par la démocratie. Nous occupons l'hôpital public et le mettons sous notre contrôle direct et total. L'hôpital de Kilkis sera désormais autogouverné et le seul moyen légitime de prise de décision sera l'Assemblée générale de ses travailleurs.

*6.* Le gouvernement n'est pas libéré de ses obligations économiques de dotation en personnel et en fournitures. Si il continue à ignorer ces obligations, nous serons obligés d'informer le public de cette situation et de demander au gouvernement local mais surtout à la société civile de nous soutenir par tous les moyens pour :
(a) la survie de notre hôpital
(b) le soutien au droit aux soins de santé public et gratuits
(c) le renversement, par une lutte commune populaire, de l'actuel gouvernement et de toute autre politique néolibérale, d'où qu'elle vienne
(d) une démocratisation profonde et substantielle, c'est à dire une démocratisation qui permettra à la société réelle et non pas à des tiers de prendre les décisions concernant son avenir.

*7.* Le syndicat de l'hôpital de Kilkis commencera, à partir du 6 février, une grève en n'assurant que les soins d'urgence jusqu'au paiement complet pour les heures travaillées et la hausse de nos salaires au niveau qu'il était avant l'arrivée de la troïka (UE- BCE-FMI). Pendant ce temps, sachant très bien quelle est notre mission sociale et nos obligations morales, nous protégerons la santé des citoyens qui viennent à l'hôpital en fournissant des soins de santé gratuits à ceux qui en ont besoin, appelant le gouvernement afin qu'il prenne ses responsabilités, en espérant qu'il renoncera en dernière minute à sa cruauté sociale immodérée.
 
*8.* Nous décidons qu'une nouvelle assemblée générale aura lieu, le lundi 13 février dans le hall du nouveau bâtiment de l'hôpital à 11 heures, afin de décider des procédures qui sont nécessaires pour mettre en œuvre efficacement l'occupation des services administratifs et réaliser avec succès l'auto-gouvernance de l'hôpital, qui débutera à partir de ce jour-là. Les assemblées générales auront lieu tous les jours et seront l'instrument primordial pour la prise de décision en ce qui concerne les employés et le fonctionnement de l'hôpital.
Nous appelons à la solidarité du peuple et des travailleurs de tous les secteurs, à la collaboration de tous les syndicats des travailleurs et des organisations progressistes, ainsi qu'au soutien de tous les médias qui ont choisi de dire la vérité. Nous sommes déterminés à continuer jusqu'à ce que les traîtres qui vendent notre pays et nos gens s'en aillent. C'est eux ou nous!

Les décisions ci-dessus seront rendues publiques par le biais d'une conférence de presse à laquelle tous les médias sont invités mercredi  15/2/2012 à 12h30. Nos assemblées quotidiennes commencent le 13 Février. Nous allons informer les citoyens sur chaque événement important qui aura lieu dans notre hôpital par le biais de communiqués de presse et conférences. En outre, nous allons utiliser tous les moyens disponibles pour faire connaître ces événements afin de faire une mobilisation réussie.

Nous appelons
► a) Nos concitoyens à faire preuve de solidarité avec notre mouvement,
► b) Tout citoyen injustement traité de notre pays à agir par des actions de contestation et d'opposition contre ses oppresseurs,
► c) Nos collègues d'autres hôpitaux à prendre des décisions similaires,
► d) les employés dans d'autres domaines du secteur public et privé et les participants à des organisations syndicales et progressistes à agir de même, afin d'aider notre mobilisation à prendre la forme d'une résistance universelle ouvrière et populaire et de soulèvement, jusqu'à la victoire finale contre l'élite économique et politique qui aujourd'hui opprime notre pays et le monde entier."



Source : http://libcom.org/blog/greek-hospital-now-under-workers-control-05022012




BigRemS

Par Partigiano :: 09/02/2012 à 8:30 :: Musique


Après quelques mois de mixage et d’arrangement, je sors BigRemS, un album instrumental. Certains morceaux ont plusieurs années déjà, ils dormaient sur mon disque dur. Ils attendaient un remodelage afin de s’intégrer au concept de l’album. J’y ai mis des influences, mais surtout des samples, des musiques que j’aime : le hip-hop, la soul et le jazz. J’ai intégré aussi des percussions latines, africaines et amérindiennes. Des extraits de films et d’interview que j’aime bien, qui me font rire ou réfléchir.


Pour travailler le morceau, je pars souvent du sample. Je passe des heures à écouter tout style de musique pour trouver un bout de sample. Je fais de la récupération et je recycle. Je hache, je découpe ou je repeints. Et je mets les bases : beat et basse. Ensuite j’ajoute du parmesan, du gruyère sur le plat comme dirait Nodja. J’ai fait tout ça avec le logiciel Acid Music Studio, un logiciel bon marché qui reste un bon séquenceur. Cet album est à écouter au travail - quand tu restes des heures devant un ordinateur- ou lors des soirées entre amis. Je pense que ça ira bien.


Cet album est gratuit, il est en libre téléchargement. Internet est un bon outil pour partager ses créations. Je ne fais pas de la musique pour faire de l’argent ou vice-versa. Je n’ai pas envie d’avoir une étiquette d’artiste reconnu pour son soi-disant talent par une industrie et des gens qui cautionnent la société capitaliste. Je veux simplement partager ce que je fais en allant à l’encontre de la marchandisation de tout ce qui nous entoure. Je fais avec mes moyens sans aucune prétention.


L’album est compressé au format MP3 à 320kbps. Si certains veulent du WAV (meilleure qualité), qu’ils n’hésitent pas à me contacter. BigRemS est estampillé Hotshoz’Productions, qui je l’espère, sera un gage de qualité et assurera la bonne réputation de notre label de production.
Remito

BigRemS est disponible sur :
http://www.partage-facile.com/WHEMMWR9Q8/remito___bigrems.rar.html
Fais tourner !







Myspace : http://www.myspace.com/remitohh


Youtube : http://www.youtube.com/user/Remitoto93/feed





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