MILITANT

http://remito.zeblog.com/

Calendrier

« Mars 2009 »
LunMarMerJeuVenSamDim
 1
2345678
9101112131415
16171819202122
23242526272829
3031 

Partigiano

Partigiano Le blog en lien avec les militants révolutionnaires. Des textes, des photos et des articles de Remito sur notre monde, sur la musique, sur la politique, sur l'art, sur les livres...

Blog

Catégories

Derniers billets

Pages

Compteurs

Liens

Fils RSS

Mars attaque

Par Partigiano :: 20/03/2009 à 16:12 :: Actualité


Hier j'étais à la manifestation parisienne et il y avait beaucoup de monde. Le défilé partait de la place de la République pour aller vers la place de la Nation. Deux itinéraires ont été empruntés, l’un par Bastille, l’autre par le boulevard Voltaire.

Beaucoup de slogans entendus, beaucoup de tags écrits sur les arrêts de bus et les murs. Les gens ont en marre. Le ras-le-bol se ressent fortement au quotidien et plus particulièrement dans les jours de grèves. Je ne parle même pas des milliers de salariés licenciés la veille et des salaires de merde qu’on se traîne depuis des années.

Quelle issue politique face au constat alarmant d’un système moribond et d’un gouvernement de plus en plus méprisant ? Quelle issue pour le prolétariat face aux centrales syndicales corrompues, face aux journées d’action éparpillées ?

Les Guadeloupéens nous ont montré un début d’initiative : grève générale. Le mouvement, cadenassé ici par les responsables syndicaux, doit partir de la base de la classe ouvrière la plus revendicative.

Hier, tout au long de la manifestation, je n’ai quasiment pas vu de CRS ni de policiers. L’Etat a peur de l’affrontement. Et pourtant il faudra bien renouer avec les méthodes les plus violentes de la lutte de classe comme le font les « casseurs », comme ils disent, restés hier soir à Nation.

La situation devient de plus en plus insupportable, l’économie est prête à se briser à chaque instant sur notre gueule. Les pires conséquences en sont le fascisme et la guerre. Il faut absolument éviter ça et construire la révolution mondiale prolétarienne.

 

Nos ennemis

 

Nos ennemis sont la bourgeoisie qui détient les moyens de production et d’échanges. Le prolétariat doit les exproprier et les décapiter pour se réapproprier la gestion de ses besoins et de son avenir.

Quelques exemples des pires bourgeois à lapider :

Christophe de Margerie, Total

Chris Vienbacher, Sanofi-Aventis

Gérard Mestrallet, GDF-Suez

Michel Pétrebau, BNP Paribas

Daniel Bouton, Société Générale

Franck Riboud, Danone

Martin Bouygues, Bouygues

Michel Rollier, Michelin

Carlos Ghosn, Renault …

Sans oublier tous les actionnaires et les patrons des filiales de tous ces groupes côtés en bourse à Euronext, SBF 120 et CAC 40.

Sans oublier la famille Mulliez, première fortune de France, qui détient les magasins Auchan, Leroy-Merlin, Décathlon, Boulanger, Kiabi, Pimkie, Flunch, Atac, Norauto, Kiloutou, Cultura, Brice, Jules, Xanaka…

Nos ennemis sont tous ces bourgeois prétentieux, pas très nombreux, qui nous exploitent et nous traitent comme des merdes, ainsi que leurs précieux collègues en place dans les ministères, à Matignon, à l’Assemblée Nationale et à l’Elysée que l’on nomme communément élus du peuple.

 

Action réaction

 

On le voit tous les jours, leur système ne tient pas la route. C’est donc à nous prolétaires de tous les pays de changer de système et de mode de vie. Nous devons reprendre le contrôle de nos maigres existences en commençant par socialiser les moyens de productions et d’échanges, abolir les institutions bourgeoises et la société de classe. Partout doit fleurir des conseils ouvriers.

Les prolétaires qui veulent en finir avec ce vieux monde doivent s’organiser dans leur quartier et/ou entreprise et créer des comités ouvriers avec les collègues, amis les plus sincères et courageux. Nous ne pouvons compter que sur nous-mêmes. Nous ne pouvons pas participer à la parade syndical ni aux spectacles électoraux de toutes sortes. La lutte doit prendre une forme autonome et révolutionnaire. Le programme a pour seul but l’abolition du capitalisme, de ses institutions et de la société de classe. Nous devons utiliser tous les moyens pour y parvenir et pour nous protéger de la police et des RG.





Un Monde Meilleur Chapitre 1 et 2

Par Partigiano :: 11/03/2009 à 0:47 :: Un Monde Meilleur

 

J'espère que nos enfants pourront vivre ce récit.

On me reproche souvent d'être utopique quand j'exprime ce qui pourrait être ma vision d'une société plus juste. Mais ce qui est vraiment utopique c'est de croire que le capitalisme et la société de classe sont éternels ou indépassables.

Il est clair qu'il faut pouvoir se projeter pour imaginer un monde meilleur. Il faut casser les barrières que la façon de pensée actuelle nous impose et se libérer d'un conditionnement intellectuel qui nous pousse à croire à des contre-vérités qui ne servent que les intérêts de la bourgeoisie.

Oubliez tout ce que vous tenez pour vrai car éduqué et asservi à un système spectaculaire marchand depuis la naissance.

 

Un monde meilleur

 

Chapitre 1

 

Je suis né en l'an 27 après la Révolution, le 21 juillet en plein été au milieu de la France. C'est l'époque des colonies de vacances, et cette année, je vais fêter pour la sixième fois mon anniversaire durant le camp organisé par le Conseil Scolaire de ma ville, Domérat. Je vais avoir onze ans dans trois mois et l'année prochaine je rentre au collège.

J'habite ici depuis tout petit au cœur du Bourbonnais comme les anciens l'appellent. On m'a dit que ce nom venait d'une vieille famille de rois et de reines du Moyen-Age. Ca paraît loin tout ça. De nos jours, il n'y a plus de rois ni de reines sur notre planète. La Révolution les a détrônés.

Les anciens sont fiers de leur Révolution, ils en parlent souvent et ils nous racontent avec effroi leur vie d'avant. Ils parlent de capitalisme et de classe sociale. Au cours d'histoire de l'école, l'institutrice nous parle de ça aussi mais je ne comprends pas tout alors j'ai demandé à mon grand-père :

-         Comment c'était avant papi ?

-         C'était rude mon p'tit gars, on avait pas beaucoup d'argent, on travaillait beaucoup et tout était payant...

Sur le coup j'étais choqué. Il l'a vu dans mes yeux et m'a réconforté. De nos jours, les adultes travaillent trente heures en moyenne par semaine jusqu'à l'âge de 50 ans. La santé, l'école et les transports sont gratuits.

Mon papi essaye de m'expliquer qu'il louait l'appartement où il habitait. Il payait cher tous les mois pour avoir un toit où dormir. Aujourd'hui chacun possède sa maison comme il le souhaite avec sa famille ou ses amis.

Il me dit que Paris et sa banlieue comptait plus de 9 millions d'habitants. C'est incroyable alors que désormais, il n'y en a plus que 3 millions. La Révolution a permis une décentralisation et une meilleure répartition de la population sur le territoire.

Il me dit qu'aujourd'hui encore des équipes spécialisées nettoient les restes de la pollution générée par les anciennes grandes villes. Il continue :

-         Avant, des gens qu'on appelait bourgeois faisait de la politique leur métier pour la vie. Il décidait pour tout le monde sans rendre de compte.

-         Pourquoi ?

-         C'était eux les dirigeants, les chefs suprêmes...

Je ne comprenais pas bien comment c'était possible. Dans notre société, il n'y a pas de dirigeants mais des conseils communaux qui organisent la vie de la cité. Ce sont des gens qui en dehors du travail ont choisi de servir l'intérêt commun comme la gestion de l'eau, de la terre ou des écoles. Les décisions sont prises en commun par consensus dans chaque quartier ou village. Personne ne défend d'intérêt personnel au détriment du bien commun.

-         Les mentalités ont évolués, me dit-il.

-         C'est bien ?

-         Évidemment




Chapitre 2

 

Ce soir c'est le 38ème anniversaire de la Révolution Prolétarienne Mondiale. C'est un des plus grands évènements planétaires avec les Jeux Olympiques. Tous les peuples vont faire la fête pendant 24 heures non-stop. C'est jour férié biensûr, et mes parents vont aider au Comité d'Organisation de notre ville pour le banquet du soir. Les papis vont encore être bourrés et raconter plein de blagues et d'histoires que eux seuls comprennent...

Grâce aux écrans géants dans la salle municipale, on peut voir les festivités d'autres villes du monde avec lesquelles nous sommes jumelés. C’est marrant cette atmosphère de fête qui embrase la planète, il y a des pétards et des feux d’artifices qui éclatent partout. Il y a biensûr des personnes d’astreintes comme les pompiers et les infirmiers. On ne sait jamais…

J’entends mon papi à la table d’à côté :

- Eh Polo on boit de bon coup mais ils sont rares !

- Viens me tâter les boules vieux loup !

Il est en train de jouer à la belote avec ses potes tout en prenant l’apéro. Ils ont un langage bien à eux qu’ils ont dû garder de l’ère capitaliste. Mon grand-père dit qu’il parle l’argot mais aussi un peu le manouche. Tout un programme.

Avant le repas, un mandaté du conseil communal va prendre la parole. Tout le monde a le droit de s’exprimer s’il le souhaite, c’est tribune libre comme ils disent.

- Chers amis, nous sommes réunis une nouvelle fois pour commémorer le 38ème anniversaire de la Révolution Prolétarienne Mondiale. Cet évènement considérable a changé la face du monde et donné, je l’espère, une meilleure vie à tous nos enfants. Chaque jour le conseil communal que vous avez mandaté s’efforce de gérer au mieux les services publics de votre ville. Je souhaite que nous passions une agréable soirée de fête. Bon appétit à toutes et tous !

Mon papi prend le micro :

- Chers amis, j’aimerais qu’on se souvienne des camarades morts dans la Révolution. Aujourd’hui je suis un vieux combattant et j’ai perdu des êtres chers dans cette bataille de l’émancipation sur l’exploitation. J’aimerais que nos enfants soient fiers de nous et qu’ils comprennent le sens des luttes qu’on a portées. Un révolutionnaire du 20ème siécle disait que la révolution est permanente et nous devons la perdurer chaque jour qui passe. Merci et bon appétit !

- T’as raison mon gars, vive la Révolution, vive l’Internationale !



Copyright © MILITANT - Blog créé avec ZeBlog