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Partigiano Le blog en lien avec les militants révolutionnaires. Des textes, des photos et des articles de Remito sur notre monde, sur la musique, sur la politique, sur l'art, sur les livres...

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Classes de lutte

Par Partigiano :: 23/06/2008 à 13:03 :: Textes divers

 

Lutte de classes

 

« Il n’y a pas de lutte de classes dans les entreprises ». C’est Xavier Bertrand, le ministre du travail, qui a sorti cette grosse connerie, dans le magazine dominical à la con après le journal de treize heures sur France 2.

Cet apôtre du libéralisme économique n’a jamais rien foutu de sa vie, à part brailler dans l’hémicycle (ou porcherie) et il veut nous faire croire qu’il n’y a pas de lutte de classes dans les entreprises.

Je dirai plutôt qu’il prend ses rêves pour des réalités. En tant que membre de la classe dominante et dirigeante, il ne peut que faire l’apologie des entreprises où le patron a su maintenir le silence et la soumission.

Cet homme politique de droite et tous ses collègues du gouvernement veulent une négociation boîte par boîte sur la durée hebdomadaire du temps de travail. Par conséquent, chaque patron décidera avec l’aval des syndicats traîtres de la durée d’exploitation de ses salariés.

On ne s’en rend peut-être pas bien compte aujourd’hui, mais l’ampleur d’une telle contre-réforme, c’est tout simplement la destruction totale du Code du Travail en France ; et l’exploitation effrénée de notre force de travail cautionnée par la loi.

Ce gouvernement, en promulguant des lois liberticides, est en train de réactiver progressivement la lutte de classes la plus basique. Prolétariat contre bourgeoisie. Les inégalités se creusent et le bon peuple n’est pas totalement dupe. Notre époque ressemble étrangement à la période d’avant 1789…

 

Deux classes luttent

 

En tant que travailleur de l’Etat, je peux vous faire un petit descriptif de ce qui se passe dans nos services publics.

De plus en plus, dans les réunions et les couloirs, j’entends parler de productivité et de rentabilité. Deux gros mots très simples mais sortant de la bouche d’un supérieur hiérarchique ne veulent plus dire la même chose.

En gros, il faut travailler plus pour dégager plus de bénéfices pour l’Etat ou sinon c’est le chantage de la sous-traitance. L’Etat externalise le ménage, le gardiennage, le courrier et même la production de la fonction publique à des sociétés privées peu scrupuleuses.

Autre thème à la mode et inhérent au précédent : la culpabilité. L’Etat culpabilise ses propres agents à travers ses intermédiaires, c'est-à-dire les chefs de catégorie A et les hauts fonctionnaires.

On nous reproche de téléphoner pendant les heures de boulot, on nous flique au travers d’Internet, en nous disant que cela coûte de l’argent mais surtout du temps de production non utilisé. Mais qui produit la richesse si ce n’est les petits fonctionnaires et les ouvriers de l’Etat ?

Le monde tourne à l’envers. Et ce n’est pas la RGPP qui va nous rassurer. La « régression générale des politiques publiques » va supprimer un poste de fonctionnaire sur deux dans les prochaines années. Et oui c’est vrai, j’avais oublié qu’il y avait trop de fonctionnaires en France, c’est mon ancienne chef, elle-même fonctionnaire de catégorie A, qui me l’avait dit !

 

 

 

 

Sauvons la recherche

Par Partigiano :: 10/06/2008 à 12:03 :: Textes divers

 

Nous nous adressons aujourd’hui solennellement à tous les citoyen(ne)s signataires de notre pétition de 2004. Nous voulons tout d’abord vous informer de l’extrême gravité des menaces qui pèsent sur le monde académique. Nous vous demandons ensuite de relayer ces informations auprès de votre famille, vos amis, vos élus. Nous espérons enfin que tous ceux et celles qui se reconnaissent dans la notion de service public d'enseignement supérieur et de recherche apporteront, comme en 2004, un soutien actif aux initiatives que la communauté académique sera amenée à prendre dans les semaines et mois à venir pour sauvegarder son existence et son avenir. En effet, ces derniers jours, de nouvelles informations confirment la gravité de la situation, que nous décrivons plus loin. Aussi avons-nous décidé de lancer des actions importantes, avec notamment le blocage du Conseil d’Administration du CNRS le 19 juin, de nombreuses actions locales décidées en région et une grève administrative, si nos demandes ne sont pas respectées (voir http://www.sauvonslarecherche.fr/spip.php?article1921 ). Ces actions nécessitent la mobilisation de tous ceux qui travaillent dans la recherche et l'enseignement supérieur. Des assemblées générales sont actuellement organisées sur les différents campus, il faut les démultiplier dans tous les laboratoires jusqu'au 19 juin pour informer tous nos collègues, déterminer les modalités de la mobilisation du 19 juin et préciser les formes que prendra la grève administrative.

 

Alors que les protestations contre la politique de Valérie Pécresse se multiplient (voir sur notre site http://www.sauvonslarecherche.fr/spip.php?article1906 et http://www.sauvonslarecherche.fr/spip.php?article1912), après une « marche de tous les savoirs » qui a réuni 10 000 personnes en France (voir http://www.sauvonslarecherche.fr/spip.php?article1901), nous avons le devoir d’arrêter ces réformes qui nous sont imposées sans aucune concertation, contrairement aux allégations de la ministre.

 

Le gouvernement est en effet en train d’essayer de mettre l'enseignement supérieur et la recherche sous son contrôle direct et au service de l'économie, incapable de comprendre que la science n’est pas un simple outil technique de production de richesses. Françoise Héritier, professeure au Collège de France, répond à cette conception: "Même des sciences humaines et sociales, on attend qu'elles rapportent ! Des bénéfices existent, mais ils sont de l'ordre de la compréhension et de la connaissance, ce qui est déjà énorme. Personne ne peut évaluer la valeur marchande de l'œuvre de Lévi-Strauss." De même Albert Fert (prix Nobel de Physique 2007) déclare : « Les chercheurs doivent être conscients des problèmes de société… mais on ne peut pas imposer une finalité stricte à la recherche ». Mais le gouvernement ignore ces évidences et continue sa marche forcée. Aujourd’hui, il a décidé de s'attaquer au CNRS, organisme de recherche de réputation internationale, car celui-ci pouvait jusqu'à aujourd'hui conduire une politique scientifique élaborée par des chercheurs et non par des politiques. Le gouvernement veut ainsi imposer un découpage du CNRS en instituts indépendants, dont la nomination des directeurs et les budgets seraient contrôlés directement par le pouvoir politique. Cela signifierait la disparition du seul opérateur global de la recherche fondamentale en France. Cette disparition entraînerait l'affaiblissement de tous les secteurs de la recherche publique, en particulier la recherche universitaire, puisque dans la plupart des UMR (Unités Mixtes de Recherche), un des partenaires est universitaire. L'inquiétude est particulièrement grande pour certains secteurs, tels que l'informatique ou les sciences de la vie, disciplines qui seraient chapeautées par des organismes à vocation de recherche essentiellement finalisée, au détriment de la recherche fondamentale. Quant aux SHS (Sciences Humaines et Sociales), leur présence au CNRS serait fortement réduite.

 

La décision de démanteler le CNRS devrait être prise lors de son Conseil d'Administration (CA), le 19 juin, seul habilité, aujourd'hui, à décider de cette restructuration. Mais la réunion du CA du CNRS du 19 juin ne doit pas avoir lieu ! Nous sommes en effet décidés à bloquer ce processus de destruction et appelons tous les personnels, avec les syndicats, à empêcher le 19 juin le pouvoir de faire croire que sa "réforme" se fait avec l'assentiment des personnels concernés. Ces derniers ont, depuis des années, fait des propositions pour une autre réforme de la recherche et de l'enseignement supérieur. Nous sommes très nombreux à demander :

- Le non-démantèlement du CNRS en Instituts pilotés par le gouvernement.

- La création de 5000 postes dans l'enseignement supérieur et la recherche afin d'améliorer l'encadrement en premier cycle et d'accroître l'activité de recherche des enseignants-chercheurs, de réduire la précarité croissante à laquelle on assiste aujourd'hui et enfin de permettre une réduction des taches administratives de plus en plus lourdes qui incombent aux enseignants-chercheurs, chercheurs et ingénieurs de recherche et qui les empêchent de faire leur métier.

- Un plan de développement permettant à toutes les universités, et pas seulement à quelques unes d'entre elles, d'avoir des locaux répondant aux normes de sécurité, et dont nous puissions être fiers au lieu d'en avoir honte.

- Une dotation budgétaire décente pour les organismes de recherche et les universités, condition indispensable à une autonomie véritable (et non fictive, comme c'est le cas actuellement), notamment en reversant à ces établissements une partie importante du budget de l'Agence Nationale de la Recherche.

 

Une grève administrative sera déclenchée immédiatement si le démantèlement annoncé du CNRS devait être décidé le 19 juin ou effectué à la sauvette cet été. Cette grève pourra prendre des formes multiples : refus des directeurs d'unité de signer des documents administratifs, refus de remettre des rapports scientifiques ou financiers, refus de participer à des commissions d'évaluation pour l'Agence d'Evaluation de la Recherche et de l'Enseignement Supérieur, etc. Nous ferons également appel à ce moyen de pression, utilisé avec succès en 2004, pour faire aboutir les autres demandes vitales pour notre système d'enseignement et de recherche mentionnées ci-dessus. Ces questions deviendront en effet brûlantes au moment du vote des budgets, à l'automne, qui pourraient reproduire la baisse des crédits de base des laboratoires et l'absence de création d'emplois que nous avons subis cette année.

 

 

 

 

Juin de culasse

Par Partigiano :: 03/06/2008 à 13:15 :: Actualité

 

L’extrême droite en rêvait, Hortefeux l’a fait ! 28.778 reconduites à la frontière « d'immigrés en situation irrégulière » entre le 1er mai 2007 et le 30 avril 2008. Qui a dit que la droite n’était pas raciste ?

 

Les pêcheurs, les agriculteurs et les routiers pleurent sur le prix du gasoil. Ils doivent être content ceux qui ont voté pour Sarko et qui voient leur pouvoir d’achat partir dans leur réservoir. Bien fait !

 

Dans les news, Sarko annonce « un lycée à la carte pour 2012 ». Il se croit au restaurant, la carte garçon s’il vous plaît ! J’hésite entre la filière rat de laboratoire ou téléopérateur.

 

 

Sinon le mois de juin s’annonce comme les précédents. La réaction droitière dans toute sa splendeur. Ca a bien commencé hier avec des lycéens et des enseignants du 14ème à Paris qui se sont fait taper sur la gueule par les CRS. Ils manifestaient contre les « réformes » dans l’éducation nationale, à l’occasion de la venue de Fillon, Darcos et Dati dans leur lycée. Ca fait toujours plaisir.

 

Comme dit Fillon : « La police est là pour faire régner l'ordre, les manifestations ne sont pas une façon de régler les sujets ». Il veut se faire des copains, je pense…

 

Le gouvernement Sarkozy ne discute plus. Pas de place pour la négociation, aussi traître soit-elle. Ils attaquent au bulldozer eux, ils sont décomplexés et déjantés.

 

C’est comme l’histoire du mec qui annule son mariage parce que sa femme n’est pas vierge. Et non désolé, elle est sagittaire, quel dommage ! Je savais qu’il y avait des débiles profonds sur cette planète, mais à chaque fois ma stupéfaction grossit.

 

 

Les syndicats mange-boulons appellent en ordre dispersé à des journées d’actions. Faut pas attendre de leur part qu’ils appellent à la grève générale interprofessionnelle ou sinon c’est que tu te pignoles.

 

Réforme des institutions, représentativité syndicale, réforme des lycées et de la formation des enseignants, remise en cause des 35 heures, passage à 41 annuités de cotisation pour avoir une retraite… Il y a trop de régressions sociales qui vont être votées cet été en douce avec l’aval de l’assemblée nationale.

 

Heureusement, il y a bientôt l’Euro 2008 pour calmer nos ardeurs revendicatives. Un bon match de foot pour raviver la fierté nationale et le chauvinisme, et tout rentre dans l’ordre. Oui monsieur allez les bleus !

 

 

 

Ce système économique et politique, cette façon de vivre me dégoûtent de jour en jour. On aurait les moyens de vivre bien tous ensemble. Mais non. Une poignée de bourgeois possède tout et contrôle toutes nos vies. Ce système court à sa perte mais la bourgeoisie fait comme si de rien n’était. La prochaine étape historique sera la révolution prolétarienne ou ne sera pas.

 

On se rapproche chaque jour un peu plus vers un mélange des romans d’anticipations qui m’ont marqué, comme 1984 de George Orwell ou Le meilleur des mondes de Aldous Huxley. On pourra bientôt choisir son enfant avant la fécondation in vitro, comme on choisit un vêtement dans un magasin. Tout devient marchandise, même la vie humaine, même ce qui est immatériel comme les sentiments.

 

L’individualisme nous ronge de l’intérieur. On vit chacun chez soi. On travaille seul face aux patrons. Il n’y a que les enterrements qui rassemblent les gens. L’Etat dit aux travailleurs qu’ils sont les maux de cette société alors que c’est eux qui produisent toute la richesse. Le travail engendre des troubles et maladies psychiques en cascade. On est passé du travail à la chaîne, avec tout son lot de conséquences physiques, à une production individualisée et une pression permanente.

 

Le spectacle de la société capitaliste se perpétue tant bien que mal. Les riches s’engraissent toujours plus, les pauvres meurent de faim, de froid et autres fléaux. Si vous êtes, comme moi, en révolte contre cette vie de merde qu’ils nous imposent, organisons-nous en contre-pouvoir sur nos lieux de travail et dans nos quartiers. Rien ne nous appartient, donc on n’a rien à perdre. L’heure est au vandalisme, au saccage, à la révolution violente qu’engendrera la fin du capitalisme.

 

 

 

 

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