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Partigiano

Partigiano Le blog en lien avec les militants révolutionnaires. Des textes, des photos et des articles de Remito sur notre monde, sur la musique, sur la politique, sur l'art, sur les livres...

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Mes ritals

Par Partigiano :: 19/02/2007 à 11:23 :: Textes divers

 

Comme beaucoup de francesi, mes aïeux viennent d'un pays étranger. En l'occurence il s'agit de l'Italie. Il y aurait plus de six millions de français possédant un ascendant transalpin. Ca fait beaucoup mais quand on regarde l'histoire on comprend pourquoi.

 

L'immigration italienne a commencé dès le milieu du XIXème siècle jusque dans les années 1980. Soit à peu près six générations de migrants. L'année 1931 a vu arrivé 300 000 italiens en France. Les autres pays d'adoption sont par exemple : les Etats-Unis, l'Argentine, la Suisse, l'Australie, la Belgique ou encore l'Allemagne. La France reste la destination favorite pour les Italiens du Nord et du Centre. Les Napolitains et les Siciliens préfèrent quand à eux, New-York ou Chicago. Sur 150 ans, l'Italie a fourni plus de 20 millions d'immigrés dans le monde.

 

Les foyers français de l'immigration italienne les plus importants sont Nice et la Côte d'Azur, Marseille et les Bouches-du-Rhône, la Corse, la région Lyonnaise, Toulouse, et aussi la Lorraine et le Nord-Pas-de-Calais; sans oublier la Région Parisienne.

 

Plusieurs raisons ont poussé les Italiens à quitter leur pays. D'abord des raisons économiques et sociales, les plaines du nord de l'Italie à la fin du XIXème siècle connaissaient une misère croissante; et aussi des raisons historiques et politiques avec le fascisme et la chasse aux socialistes dans les années 1920-30.

 

L'intégration des Italiens en France ne s'est pas faite en douceur comme certain pourrait le croire. Les clichés que l'on retrouve aujourd'hui contre l'immigration maghrébine se retrouvent au début du XXème siècle contre les ritals. Les pogromes contre les ouvriers italiens dans le sud de la France en sont un exemple flagrant. Ainsi que les étiquettes de voleurs, violeurs, bandits, agresseurs etc... ou les surnoms de cristo, macaroni, babi. On touche à un problème plus large qui est la xénophobie et la peur de l'autre.

 

Bon nombre d'Italiens en fuyant la misère et le fascisme ont voulu paraître plus français que les autres, et ont francisé leur nom et prénom. Certains ont même adhéré aux idées de l'extrême-droite... Les chasseurs sont les anciens chassés...

 

En tout cas, aujourd'hui le mélange des cultures a bien fonctionné et beaucoup de français se retrouvent avec par exemple un père d'origine italienne et une mère d'origine française ou espagnole ou polonaise ou algérienne...les exemples ne manquent pas...! Tout comme le nombre de restaurants italiens dans la capitale...

 

Pour en savoir plus :

 

*Ecouter la chanson d'Akhenaton "Où sont les roses" sur l'album d'Iam "Ombre est Lumière" ainsi que son premier album solo "Métèque et Mat".

 

*Voir l'article "il y a un siècle, les Ritals":

http://www.ldh-toulon.net/spip.php?article361

 

*Voir le livre de Pierre Milza "Voyage en Ritalie"

Edition Payot avril 2004

 

*Voir le livre de François Cavanna "les Ritals"

Edition Lgf

 

*Voir le Centre d'Etudes et de Documentation de l'Emigration Italienne

http://cedei.univ-paris1.fr/

 

*Voir le site de l'Italie à Paris avec des restos et des spectacles

http://www.italieaparis.net/

 

Spéciale dédicace à Marlon Brando, Sacco et Vanzetti, Claude Barzotti, Léo Ferré, Yves Montand, Michel Colucci et à tous mes ritals !

Mon pote

Par Partigiano :: 13/02/2007 à 16:24 :: Textes divers

Une petite histoire avant de dormir les enfants ?

Papa aurait plein de choses à raconter mais ça serait interdit aux moins de 16 ans.

Plein d’aventures de jeunesse.

On devrait écrire des bouquins avec Seb et Toni.

On ferait des best-sellers et on s’en foutrait plein les poches.

Quand j’étais au lycée à Paris,

Je faisais l’aller-retour tous les week-ends à Domérat pour voir mes potes et ma famille.

Et tous les samedis soirs, ma parole, on se bourrait la gueule.

C’est comme ça la province, faut garder le rythme et tenir l’alcool.

On allait dans les boîtes de la région ou dans les pubs de Montluçon, et on foutait notre bordel.

Sinon on traînait dehors en été, et en hiver on essayait de squatter chez quelqu’un, et on ramenait des bouteilles volées ou un gros pack de bières.

Je passais mon temps avec Seb alias Polo. Tout le temps fourré ensemble.

On voyait souvent Toni aussi.

Mais il y a eu plusieurs époques.

Il y a eu l’époque « secteur dom » avec Nico, Matthieu, Blondin, Damien, Pascal et Angelina.

Puis on a eu des problèmes avec la police et la justice tous plus ou moins et chacun est parti un peu de son côté, sauf Toni, Seb et moi.

Il y a eu l’époque avec Nico où on enchaînait cuite sur conneries et conneries sur cuite.

Et Nico est parti en tôle.

Après il y a eu une époque plus calme suite aux problèmes judiciaires de Seb.

On a plus fréquenté Yoann et Badman tout en voyant souvent Matthieu, Blondin et Pascal.

Pendant tout ce temps-là, on a fait du rap « qui vient des tripes ».

Avec le recul des années, je me rends compte des conneries.

On prenait la voiture bourré.

On a eu de la chance avec Seb de ne pas se tuer ou de ne pas se faire arrêter.

Mais notre ami Pascal n’a pas eu cette chance.

Il est mort un soir de novembre 2003.

Aujourd’hui encore je pense à toi mon pote.

 

A LA MEMOIRE DE PASCAL MANGERET (23 juillet 1982 – 8 novembre 2003)

 

 

Polo et Pascal sur les marches du centre…avril 2000

Puto capital

Par Partigiano :: 13/02/2007 à 16:12 :: Photos

 

"Consommes et tu seras consommé - Putain de capitalisme !" (Trouvé sur un mur du centre ville de Girona - Catalunya)

A propos du texte "Militant"

Par Partigiano :: 13/02/2007 à 9:46 :: Général

Cela fait maintenant un mois que mon texte "Militant" est en ligne sur le web à travers le site internet Lutte de Classe et depuis cinq jours sur ce blog. La semaine dernière, j'ai appris par un camarade du PT (qui a fait l'effort de venir discuter avec moi et que je remercie sincèrement) que Gluckstein avait interdit toute discussion avec moi dans un cadre organisé politiquement, à cause de ma référence au site Lutte de Classe.

 

Je ne sais pas qui dit vrai. Je ne sais pas si l'auteur du site Lutte de Classe est un fossoyeur ou quoi que ce soit d'autre. Je connais son site internet depuis 2004 et je le visite régulièrement car je trouve qu'il y a des textes et critiques intéressants sur le Parti des Travailleurs et sur la lutte de classe en général.

 

En tout cas personne d'autre du PT n'a daigné me répondre sur ce que j'ai écrit et soulevé comme question. Peut-être que je ne pose pas les bonnes questions ou que je me fais mal comprendre ? A vous de juger...

L'homicide volontaire

Par Partigiano :: 09/02/2007 à 14:57 :: Musique

 

Si il existe un album de rap français à posséder dans sa discothèque, c'est celui-là.

Sorti en 1995 sur la label Assassin Productions, ce disque n'a pas pris une ride...!

 

Textes de Rockin'Squat avec deux featuring de Ekoué.

Musiques de Doctor L.

Production exécutive assurée par Maître Madj.

1984

Par Partigiano :: 09/02/2007 à 14:51 :: Bouquins

 

 

 

Roman-phare de l'anti-totalitarisme, "1984" dépeint une société où l'histoire est constamment réécrite, où l'individu est nié et surveillé par le tout puissant Big brother. Orwell réussit le tour de force de proposer une synthèse des totalitarismes présents, passés et futurs, où chaque dérive est mentionnée. A lire pour que notre vigilance reste intacte.

 

 

Manifeste du Parti Communiste

Par Partigiano :: 09/02/2007 à 14:45 :: Bouquins

 

Karl Marx et Friedrich Engels

 

" L'histoire de toute société jusqu'à nos jours n'a été que l'histoire de luttes de classes. Homme libre et esclave, patricien et plébéien, baron et serf, maître de jurande et compagnon, en un mot oppresseurs et opprimés, en opposition constante, ont mené une guerre ininterrompue, tantôt ouverte, tantôt dissimulée, une guerre qui finissait toujours soit par une transformation révolutionnaire de la société tout entière, soit par la destruction des deux classes en lutte."

 

Publié pour la première fois en février 1848 à Londres, le Manifeste de Marx et Engels, à l'écriture si rigoureuse et tranchante, n'a rien perdu de sa vigueur critique ni de son intérêt philosophique.

 

 

 

Prolétaires de tous les pays, unissez-vous !

 

 

 

 

Panthères Noires

Par Partigiano :: 09/02/2007 à 14:41 :: Bouquins

 

Voilà un bon petit livre qui retrace l'expérience révolutionnaire du Black Panther Party for Self-defense.

 

 

«Si tu me tires dessus, je te tire dessus», annonce le Black Panther Party à la police d'Oakland en 1966. Inscrits dans l'histoire des mouvements d'émancipation noirs américains et partie prenante des luttes de libération des peuples opprimés, les Panthères noires passent de la théorie à l'action. Ils incarnent le réveil de l'homme noir face aux violences physiques et sociales qui l'accablent depuis des siècles. Ni intégrationnistes, ni séparatistes, leur objectif est la Révolution. Ils mettent en place des actions concrètes pour combattre la pauvreté et l'aliénation des populations noires des ghettos. Face à cet appel à renverser l'ordre établi, loin du folklore dans lequel on a voulu les enfermer, le gouvernement décide d'anéantir le Black Panther Party par tous les moyens nécessaires. Cette expérience révolutionnaire, souvent mal connue, reste un modèle pour les opprimés du monde entier.

 

 


Tom Van Eersel, journaliste et historien, a travaillé deux ans sur le Black Panther Party. De Paris à New York, il a rencontré d'anciens Panthères noires qui lui ont raconté leurs souvenirs et leurs engagements.

 

Table des matières :

 

Introduction

Sigles et abréviations

1_La montée de la contestation (1945-1966)

2_Les débuts du BPP (1966-1967)

3_Le succès du BPP effraie les autorités américaines (1967-1968)

4_Le pouvoir américain contre le BPP (1968-1973)

5_Le BPP de 1973 à aujourd'hui

Conclusion

Notes

Chronologie

Bibliographie

Filmographie

 




Pourquoi nous ne sommes pas racistes

Extrait de "A l'affût - Histoire du Parti des Panthères noires et de Huey Newton" par Bobby Seale, Collection Témoins Gallimard, 1972 (édition française)

« Le parti des Panthères noires n'est pas une organisation raciste noire, et cela à aucun point de vue. Nous connaissons bien les origines du racisme. Notre ministre de la Défense, Huey P. Newton, nous a appris à comprendre qu'il nous fallait nous opposer au racisme sous toutes ses formes. Le parti a conscience du fait que le racisme est ancré dans une grande partie de l'Amérique blanche, mais il sait aussi que les sectes embryonnaires qui prolifèrent à l'heure actuelle dans la communauté noire ont à leur base une philosophie raciste.
Le parti des Panthères noires ne se place pas au niveau vil et bas du Ku Klux Klan, des "chauvins blancs" ou des organisations de citoyens blancs, soi-disant patriotiques, qui haïssent les Noirs pour la couleur de leur peau, même si certaines de ces organisations proclament "Oh, nous ne haïssons pas les Noirs, la seule chose, c'est que nous ne les laisserons pas faire ceci, ni cela! " Ce n'est en fait que de la basse démagogie, masquant le vieux racisme qui fait un tabou de tout, et en particulier du corps. L'esprit des Noirs a été étouffé par leur environnement social, cet environnement décadent qu'ils ont subi quand ils étaient esclaves et qu'ils subissent encore depuis la soi-disant Proclamation d'émancipation. Les Noirs, les Bruns, les Chinois et les Viêt-namiens, font l'objet de surnoms péjoratifs tels que crasseux, nègres, et bien d'autres encore.
Ce que le parti des Panthères noires a fait en substance, c'est appeler à l'alliance et à la coalition tous les gens et toutes les organisations qui veulent combattre le pouvoir. C'est le pouvoir qui, par ses porcs et ses pourceaux, vole le peuple; l'élite avare et démagogue de la classe dirigeante qui agite les flics au-dessus de nos têtes, et qui les dirige de manière a maintenir son exploitation.
A l'époque de l'impérialisme capitaliste mondial, impérialisme qui se manifeste aussi contre toute sorte de gens ici même en Amérique, nous pensons qu'il est nécessaire en tant qu'êtres humains, de lutter contre les idées fausses actuelles telles que l'intégration.
Si les gens veulent s'intégrer - et je présume qu'ils y arriveront d'ici cinquante ou cent ans - c'est leur affaire. Mais pour l'instant, notre problème, c'est ce système de classe dirigeante qui perpétue le racisme et l'utilise comme moyen de maintenir son exploitation capitaliste. Elle utilise les Noirs, et en particulier ceux qui sortent de l'Université et sont issus de ce système d'élite, parce que ceux-ci ont tendance à tomber dans le racisme noir qui n'est pas différent de celui que le Ku Klux Klan où les groupes de citoyens blancs pratiquent, il est évident que combattre le feu par le feu a pour résultat un grand incendie. Le meilleur moyen de combattre le feu, c'est l'eau parce qu'elle éteint. L'eau, c'est ici la solidarité du peuple dans la défense de droit à s'opposer à un monstre vicieux. Ce qui est bon pour l'homme est bon pour nous. Ce qui est bon pour le système de la classe diricapitaliste ne peut pas être bon pour la masse.
Nous, le parti des Panthères noires, nous voyons les Noirs comme une nation à l'intérieur d'une nation, mais pas pour des raisons racistes. Nous le voyons comme une nécessité qui s'impose, si nous voulons progresser en tant qu'êtres humains et vivre sur cette terre en accord avec autres peuples.
Nous ne combattons pas le racisme par le racisme. Nous combattons le racisme par la solidarité. Nous ne combattons pas le capitalisme exploiteur par le capitalisme noir. Nous combattons le capitalisme par le socialisme. Nous ne combattons pas l'impérialisme par un impérialisme plus grand. Nous combattons l'impérialisme par l'internationalisme prolétarien. Ces principes sont essentiels dans le parti. Ils sont concrets, humains et nécessaires. Ils devraient être adoptés par les masses.
Nous n'utilisons et n'avons jamais utilisé nos armes pour pénétrer la communauté blanche et tirer sur des Blancs. Tout ce que nous faisons, c'est de nous défendre contre quiconque nous attaque sans raison et essaie de nous tuer lorsqu'on met en pratique notre programme, qu'il soit noir, bleu, vert ou rouge. Tout bien considéré, je pense qu'en dant nos actions, tout le monde peut voir que notre organisation pas une organisation raciste, mais un parti progressiste révolutionnaire. Ceux qui veulent semer la confusion dans la lutte en parlant de différences ethniques sont ceux qui maintiennent et facilitent l'exploitation des masses des pauvres Blancs, des pauvres Noirs, des Bruns, des Indiens rouges, des pauvres Chinois et Japonais et des travailleurs en général.
Le racisme et les différences ethniques permettent au pouvoir d'exploiter la masse des travailleurs de ce pays parce que c'est par là qu'il maintient son contrôle. Diviser le peuple pour régner sur lui, c'est l'objectif du pouvoir; c'est la classe dirigeante, une infime minorité constituée de quelques pourceaux et de rats avares et démagogues, contrôle et pourrit le gouvernement. La classe dirigeante avec ses chiens, ses laquais, ses lèche-bottes, ses "Toms", ses Noirs racistes et ses nationalistes culturels, - ils sont tous les chiens de garde de la classe dirigeante. Ce sont eux qui aident au maintien du pouvoir en perpétuant leurs attitudes racistes et en utilisant le racisme comme moyen de diviser le peuple. Mais c'est seulement la petite minorité qui constitue la classe dirigeante qui domine, exploite et opprime les travailleurs.
Nous faisons tous partie de la classe ouvrière, que nous travaillions ou non et notre unité doit se constituer sur la base des nécessités concrètes de la vie, la liberté et la recherche du bonheur, si ça signifie encore quelque chose pour quelqu'un. Pour que les problèmes qui existent puissent être résolus, cette unité doit être basée sur des choses concrètes comme la survie des gens, et leur droit à l'autodétermination. En résumé, il ne s'agit donc pas d'une lutte raciale et nous en ferons rapidement prendre conscience aux gens. Pour nous, il s'agit d'une lutte de classe entre la classe ouvrière prolétarienne qui regroupe la masse, et la minuscule minorité qu'est la classe dirigeante. Les membres de la classe ouvrière, quelle que soit leur couleur, doivent s'unir contre la classe dirigeante qui les opprime et les exploite. Et laissez-moi encore insister: Nous croyons que notre combat est une lutte de classe et non pas une lutte raciale. »




Présentation

Par Partigiano :: 09/02/2007 à 13:04 :: Général

Bonjour à toutes et à tous,

 

bienvenue sur mon "blog" et bonne lecture...

 

toujours plus de textes, d'infos et de photos à venir...

 

 

Rémi

Socialisme ou barbarie

Par Partigiano :: 09/02/2007 à 13:03 :: Textes divers

SOCIALISME OU BARBARIE

 

Socialisme : Le socialisme est un ensemble de courants, dont les premiers sont apparus au cours du XIXe siècle. Ils combattent l'individualisme ; défendent les notions d'égalité, d'égalitarisme et de solidarité. Il s'agit selon ses tenants de procéder à « l'abolition du gouvernement politique des hommes par d'autres hommes » et de « passer à une administration des choses par les hommes eux mêmes ». Le socialisme est ainsi un projet à la fois économique (collectivisme économique, autogestion, économie mixte), social (égalité), et politique (démocratie). Du mot latin socius (associé, compagnon), le mot socius désignait ceux qui vivent ou aiment vivre avec les autres. Il dérive du verbe 'sequi' : 'suivre'. Le socialisme se définit alors comme un système « où l'on met tout en commun »

 

 

Barbarie : n. f. XVe siècle. Emprunté du latin barbaria, barbaries désignant d'abord l'Italie pour les Grecs.

 1. État précédant la civilisation dans l'évolution de l'humanité ; état d'une civilisation que l'on tient pour inférieure. 2. Caractère rude et non policé. 3. Caractère grossier heurtant les usages, les règles esthétiques en vigueur. Barbarie de langage, de style.  4. Cruauté, férocité. Une barbarie aveugle, sanguinaire. Pousser la répression jusqu'à la barbarie. Un acte de barbarie. Par méton. Acte d'une cruauté inhumaine. Tant de barbaries ont fait de lui la terreur de son peuple.

 

 

A mesure que perdure le système économique capitaliste, progresse inévitablement la barbarie. Le 20ème siècle n’a pas connu un seul jour de paix. Les prolétaires s’entretuent pour des intérêts économiques et politiques qui ne sont pas les leurs. J’ai commencé à prendre conscience de cette barbarie quand j’ai vu pour la première fois des images de la guerre du Golfe en 1991 à la télévision durant le journal du soir. Ensuite j’ai vu, toujours à la télé, la famine en Somalie et au Sahel, le massacre des tchétchènes par l’armée russe, le massacre quotidien depuis 50 ans des palestiniens par l’Etat raciste israélien, l’attentat du gouvernement Bush du 11 septembre 2001 perpétré contre son propre peuple…

 

Si on reprend le fil de l’histoire, le 19ème siècle a vu le développement du capitalisme au niveau mondial et des forces productrices dans les pays colonisateurs. Une fois la planète et tous les marchés conquis, la première guerre mondiale éclate avec ses millions de prolétaires massacrés. Première crise de surproduction.[1]

S’en suit l’entre-deux guerres avec une période de reconstruction mais aussi de grave crise économique (1929) et d’écrasement de révolutions en Russie, Espagne, France et Italie pour ne citer qu’eux. Vient la deuxième guerre mondiale, suivie d’une mainmise des Etats-Unis sur l’Europe de l’Ouest et de l’URSS sur l’Europe de l’Est. Le monde est bipolarisé entre ces puissances impérialistes.

 

La guerre froide. C’est à cette époque qu’éclatent les guerres d’indépendances notamment au Viêt-Nam et en Algérie. Les deux blocs se partagent le monde économiquement et politiquement jusqu’à l’effondrement du bloc soviétique, rongé par la corruption et la bureaucratie. A partir de ce moment là, les Etats-Unis n’ont plus d’ennemi potentiel pour justifier leurs actions et leur énorme budget militaires. C’est ainsi qu’apparaît la guerre contre le terrorisme, qui est une guerre pour les ressources naturelles des pays producteur de pétrole. Ils assurent ainsi leur suprématie mondiale et perdurent tant bien que mal un système capitaliste agonisant.

 

Ce système n’est pas une fatalité comme les médias et la classe dominante voudraient nous le faire avaler. Ils nous parlent de crise pour nous imposer des réformes soi-disant indispensable. Et ils tronquent les chiffres du chômage pour se féliciter de leurs pseudo actions. La propagande médiatique défend les intérêts des bourgeois. Les armes[2] et la drogue[3] sont les derniers marchés « productifs » qui rapportent de la plue value nécessaire à la survie du système et qui en même temps détruisent la vie humaine et en premier lieu le prolétariat. Finalement le capitalisme s’autodétruit et se mord la queue. L’accumulation du capital et l’accroissement des inégalités entre les classes se creuse chaque jour un peu plus, emportant avec eux la barbarie la plus primaire.

 

Les nécessités historiques de la concurrence toujours plus acharnée du capital en quête de nouvelles régions d'accumulation dans le monde se transforment ainsi, pour le capital lui-même, en un champ d'accumulation privilégié. Le capital use toujours plus énergiquement du militarisme pour s'assimiler, par le moyen du colonialisme et de la politique mondiale, les moyens de production et les forces de travail des pays ou des couches non capitalistes.

 

Plus s'accroît la violence avec laquelle à l'intérieur et à l'extérieur le capital anéantit les couches non capitalistes et avilit les conditions d'existence de toutes les classes laborieuses, plus l'histoire quotidienne de l'accumulation dans le monde se transforme en une série de catastrophes et de convulsions, qui, se joignant aux crises économiques périodiques finiront par rendre impossible la continuation de l'accumulation et par dresser la classe ouvrière internationale contre la domination du capital avant même que celui-ci n'ait atteint économiquement les dernières limites objectives de son développement.

 

Rosa Luxemburg, l’accumulation du capital, 1913.

 

La guerre c’est la paix, la liberté c’est l’esclavage, l’ignorance c’est la force.[4]

 

George Orwell nous a sûrement laissé un des meilleurs romans d’anticipation de notre époque. Quand j’ai lu ce livre, je me suis dit que finalement, on peut faire la comparaison aussi bien avec le régime stalinien en URSS, qu’avec le régime impérialiste des Etats-Unis. Les dirigeants utilisent les mêmes moyens pour faire accepter aux masses leurs politiques immorales.

 

Ils tronquent l’histoire pour oublier que leurs anciens ennemis sont désormais leurs alliés et ainsi de suite en fonction des conjonctures économiques. L’exemple le plus frappant est celui de l’Afghanistan. Les Etats-Unis ont financés les talibans pour combattre les soviétiques dans les années 1980. Et désormais, la guerre contre le terrorisme vise avant tout ces mêmes talibans, afin de piller le premier pays producteur de pavot au monde.

 

Ils réduisent le budget de l’éducation et augmentent celui de l’armement. Ils décident de réduire les programmes dans les écoles. Ils nous imposent des « socles communs de connaissances » dans les collèges avec le strict minimum à savoir : lire, écrire, compter et parler anglais. Ils formatent les enfants des prolétaires pour l’exploitation quotidienne. On n’a pas besoin de connaître l’histoire, ni la science ou l’art plastique. Ils ferment les écoles dans les villages et petites villes de France. Ils surchargent les classes au détriment de notre enseignement et des professeurs. Et en même temps, ils construisent des portes avions et autres chars d’assaut, pour les conflits qu’ils créent eux-mêmes en Afrique et au Proche-Orient. C’est la guerre permanente sur la planète.

 

« Le conditionnement est si parfait, tellement accepté, que certains attendent qu’on leur dise de penser. »[5]

 

Ils osent dire que la France a eu un rôle positif dans la colonisation. Ils suppriment des lits dans les hôpitaux au nom du pacte de stabilité imposé par l’Union Européenne. Ils donnent plus de pouvoir à la police. Ils réduisent le nombre d’inspecteur du travail déjà en sous-nombre pour que les patrons puissent tranquillement exploiter leurs salariés. Ils ont montés de toute pièce la Confédération Européenne des Syndicats pour imposer le corporatisme, pour que les syndicats deviennent les tampons entre le patronat et le prolétariat. Ils nous parlent de démocratie[6] mais aucun élu ne rend de compte au peuple et aucun n’a jamais été révoqué. Ils laissent en ruine nos immeubles et laissent circuler la drogue et les armes dans nos quartiers pour que les jeunes s’entretuent. Ils polluent la terre avec l’agriculture intensive et nous font bouffer de la merde.

 

Ils nous endorment avec leur programme télévisé abrutissant mais tellement regardé. Tous les jours je lave mon cerveau avec la télé. La propagande médiatique est sûrement la meilleure arme pour affaiblir l’esprit critique de chaque prolétaire. Pour imposer la réussite individuelle comme une marque de respect et de progrès. Pour imposer la consommation comme nécessaire et utile. Ils nous bombardent de foot, de religion et de télés réalités pour nous écarter de la vie politique. Comme si cette dernière devait être au-dessus de la masse, quelque chose d’intouchable et réservée à une élite.

 

Ce monde est insupportable pour des millions de personne. Ce monde capitaliste ne peut plus durer. Il détruit notre environnement et nos enfants. Vive la révolution prolétarienne mondiale !

 



[1] Crise de surproduction : perturbation profonde de l’équilibre entre la production et la consommation.

[2] Les plus gros vendeurs d’armes sont les cinq membres permanents du conseil de sécurité de l’ONU : Russie, Etats-Unis, France, Royaume-Uni et Chine. Voir à ce sujet le film Lord of War.

[3] D'après l'Organisation Mondiale de la Santé, le trafic de drogue est, en dollars, le troisième commerce en importance dans le monde derrière le pétrole et l'alimentation, juste avant celui des armes et des médicaments. Les estimations du chiffre d'affaires étaient de 400 milliards de dollars par an en 1995.

[4] Extrait de « 1984 » de George Orwell

[5] IAM dans « libère mon imagination »

[6] Démocratie : système politique, forme de gouvernement dans lequel la souveraineté appartient au peuple.

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