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Partigiano Le blog en lien avec les militants révolutionnaires. Des textes, des photos et des articles de Remito sur notre monde, sur la musique, sur la politique, sur l'art, sur les livres...

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MILITANT (chapitre 3)

Par Partigiano :: 09/02/2007 à 12:31 :: Militant

3-LES PREMIERS PAS

 

Rencontre

L m’a donné rendez-vous à la sortie du métro Gare de l’Est en face du Quick, le samedi 21 août à 14h. Elle m’a ensuite emmené au local, dans la salle jeune de l’époque, au 87 rue du Faubourg Saint-Denis. Entrée surveillée avec caméra et double portail en fer s’il vous plait !

On a discuté pendant une heure. Elle m’a présenté l’organisation Jeunesse Révolution. Elle m’a dit qu’elle était trotskyste au sein du PT. Je lui ai dit que mes parents sont des militants, que j’avais lu récemment « Le manifeste du Parti Communiste » de Karl Marx, et que j’étais influencé par le Parti des Panthères Noires car j’avais lu beaucoup de textes à leur sujet.

Elle m’a donc proposé de participer à la rencontre internationale de l’IRJ. Cette rencontre durait sur trois jours : samedi, dimanche et lundi. Comme j’étais en période de préavis au boulot et que j’avais posé tous mes congés en juillet, je n’ai pas pu participer entièrement à cet évènement.

 

Adhésion

Je suis donc allé, avec ma collègue J, à la réunion qu’ils organisaient le samedi 28 août après-midi au 87, dans laquelle participaient des jeunes venus de pays différents. C’était très intéressant de voir et d’écouter des jeunes issus d’autres pays mais qui finalement veulent combattre le même ennemi : le système capitaliste. A la fin de cette réunion, j’ai adhéré officiellement à Jeunesse Révolution, en remplissant ma carte d’adhérent rouge, et en me fixant une cotisation mensuelle de quinze euros.

 

Détail de la carte d’adhérent JR :

 

« Qui sommes-nous ? Face à un monde qui s’effondre, nous nous organisons dans les Groupes Jeunesse Révolution pour dire : l’exploitation, la misère, le développement de la drogue, des guerres, la destruction du droit à l’instruction, au travail, aux loisirs… tout cela a une origine : le système capitaliste.

Les groupes JR ont été constitués à l’initiative de jeunes, dont certains sont membres de la Ivème Internationale, autour du journal JR, et pour agir : contre les guerres impérialistes et le pillage des peuples, contre la précarité et pour le droit à un vrai travail avec un vrai salaire, contre la drogue, pour le droit à une instruction laïque et gratuite et pour aider à construire un vrai syndicat étudiant.

Nous sommes révolutionnaires, c’est-à-dire que nous pensons qu’il y a une issue à ce système. Mais ce n’est ni la « débrouille individuelle », ni l’évasion dans les paradis artificiels avec la drogue.

Pour nous l’issue, c’est d’en finir avec ce système, pour construire un monde nouveau de justice, de paix. Ce combat est mondial, c’est pourquoi avec des jeunes de tous les pays nous combattons pour l’Internationale Révolutionnaire de la Jeunesse.

Pour cela, nous ne pouvons compter que sur nous-mêmes : nous sommes indépendants financièrement, et nous auto-finançons nos activités par le vente de JR, les cotisations des adhérents et le soutien financier.

Chaque mois, lisez, diffusez JR ! »

 

C’étaient les débuts de Jeunesse Révolution, on comptait environ cent cinquante adhérents sur toute la France à cette époque. Il n’y avait aucune structure. Ce sont les jeunes trotskystes qui organisent et qui décident de tout.

 

M

J’ai rencontré M par l’intermédiaire de L pas longtemps après en allant au 87. Elle avait dû lui parler de mon adhésion à JR, vu qu’ils étaient dans le même secteur CCI. Il milite depuis longtemps au parti. Il m’a demandé si j’étais trotskyste, je lui ai répondu que je n’étais pas fan de Trotsky et il m’a proposé de construire un groupe de jeunes sur notre ville avec l’aide des « vieux » du parti. Je lui ai dit que j’étais d’accord et il m’a donné les contacts de R (secrétaire de la section PT de notre ville) et P, un camarade trotskyste.

 

Septembre Rouge

Durant le mois de septembre qui a suivi mon adhésion à JR, il s’est passé deux choses importantes : je suis allé pour la première fois à la Fête de l’Humanité et je suis allé voir dans un petit cinéma à Bastille, le documentaire de Patricio Guzman « Salvador Allende ».

J avait des entrées gratuites à la Fête de l’Huma car l’entreprise où elle bossait à l’époque, avait un stand d’exposition dans le chapiteau « entreprises ». A vrai dire, cet évènement ne m’a pas emballé plus que ça. J’y ai vu mon ancien patron (chouette !) et j’ai claqué dix euros pour un CD de soutien à Mumia Abu-Jamal.

Par contre le documentaire sur la présidence de Salvador Allende au Chili de 1970 à 1973, m’a touché. En fait, Guzman nous transmet sa nostalgie de cette époque et de ce président socialiste, ainsi que sa haine envers les monstres Pinochet et CIA. C’est un beau film d’un partisan d’Allende, tout simplement.

Il faut comprendre qu’à ce moment-là, j’avais l’impression d’entrer dans la lutte pour le socialisme, et ce film, très bien arrangé, m’a donné des ailes pour aller de l’avant. Par la suite, je me suis documenté sur cette histoire, et j’ai perdu mes illusions sur Allende et le parti socialiste Chilien.

 

Octobre et novembre de plus en plus…rouge

J’ai commencé à participer régulièrement à des réunions JR à Paris au 87. A l’époque c’était A qui s’occupait des jeunes sur mon département.

J’ai rencontré R, et j’ai adhéré à la section de notre ville du Parti des Travailleurs, avec une cotisation de dix euros par mois.

M m’a appelé un dimanche après-midi et m’a donné les coordonnées d’une étudiante qui s’appelle B. Je l’ai donc appelée et nous avons pris rendez-vous le samedi 13 novembre au 87. Elle a adhéré à JR et nous avons décidé de construire une section JR sur notre ville.

 

Diffusion

Le 17 novembre, j’ai fait ma première diffusion publique avec L. On s’était posé à la sortie du RER, entre 18h et 19h, pour distribuer des tracts appelant à voter non au référendum sur la Constitution Européenne, et pour vendre des journaux JR. On a fait la meilleure vente du département ce soir là : 8 journaux JR et un IO spécial Constitution Européenne en une heure.

 

Groupe d’Etudes Révolutionnaires

J’ai commencé mon GER avec B le 24 novembre chez R. Le GER est, en fait, le prélude à l’entrée au CCI, dans lequel tu commences à verser une certaine somme d’argent en soutien au CCI. On avait rendez-vous une fois par semaine, le soir après manger, généralement, pour étudier les grands évènements du mouvement ouvrier révolutionnaire.

 

Planning du GER :

 

Mon GER a duré six séances, allant de une heure à deux heures, sur six semaines. Je me rends compte aujourd’hui que c’est peu pour une première approche théorique de la lutte de classe. Il y a tellement d’évènements à développer dans l’histoire du mouvement ouvrier…

Je l’ai fait avec ma nouvelle camarade, B, et nous étions encadrés par des trotskystes affûtés comme G, M et R. Tous les trois des « cadres » du CCI. M et R tenaient chacun une UB. Mon GER a donc été un survol des grandes lignes du marxisme à la sauce CCI du PT.

 

Première séance, le mercredi 24 novembre, présentation du GER, qu’est-ce que l’Etat ?

Deuxième séance, le jeudi 2 décembre, qu’est-ce que le marxisme ?

Troisième séance, le jeudi 9 décembre, les Internationales. Divisée en quatre chapitres :

-pourquoi une internationale ?

-social-démocratie et réformisme

-bolchevisme contre stalinisme

-quatrième internationale

On nous avait prêté un livre à lire concernant cette séance, de couleur bleu édité du temps de l’OCI, qui reprenait exactement ces thèmes et expliquait le rôle primordial des trotskystes.

Quatrième séance, le mercredi 15 décembre, la quatrième internationale.

Cinquième séance, le jeudi 23 décembre, l’organisation de la jeunesse (à la suite d’une réunion jeune)

Sixième séance, le mardi 4 janvier, les révolutions.

 

Anecdote : dans la troisième séance de mon GER, j’ai posé la question « que s’est-il passé à Cronstadt en 1921 » (sujet délicat entre trotskystes et anarchistes…) ? R m’a répondu qu’il ne savait pas trop et qu’il allait se renseigner. M m’a dit que c’était une contre-révolution qu’il fallait empêcher.

 

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