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Partigiano Le blog en lien avec les militants révolutionnaires. Des textes, des photos et des articles de Remito sur notre monde, sur la musique, sur la politique, sur l'art, sur les livres...

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Nazim Hikmet - Devinettes sur Paris

Par Partigiano :: 19/06/2012 à 8:12 :: Textes divers

Quelle ville ressemble au vin ?

Paris.

Tu bois le premier verre.

Il est âpre.

Au second,

il te monte à la tête,

Au troisième,

Impossible de quitter la table.

Garçon, encore une bouteille !

Ensuite, où que tu sois

où que tu ailles

tu es accro de Paris, mon vieux.

Quelle ville

demeure belle même s’il pleut quarante jours durant ?

Paris…

 

Fil de Hikmet, dans quelle ville

voudrais-tu mourir ?

A Istanbul,

A Moscou,

et aussi à Paris.

 

A quel moment Paris devient-il laid?

Quand on met à sac les imprimeries,

et qu'on brûle les livres.

Qu’est-ce qui n’est pas seyant pour Paris ?

Les cars noirs aux vitres grillagées.

 

Dans quelle ville as-tu mangé

le pain le plus pur ?

A Paris.

Les croissants au beurre surtout.

A croire qu’ils sortent

du boulanger à Chehzadébachi.

 

Ce que tu as le plus aimé à Paris ?

C'est Paris.

 

A qui as-tu porté des fleurs, camarade ?

Au mur des Fédérés,

Et aussi à une belle, fine comme la branche.

Parmi les tiens, qui as-tu rencontré à Paris ?

Namik Kemal, Ziya Pacha, Moustafa Suphi,

et puis la jeunesse de ma mère :

elle fait de la peinture,

elle parle français,

elle est la plus belle du monde.

Et puis j'ai rencontré aussi

La jeunesse de Mimi.

 

Bon ; à qui Paris ressemble-t-il ?

Au Parisien...

Est-ce que tu crois en Paris, fils de l’homme ?

Je crois en Paris.

 

Paris, 15 mai 1958

 









Je déteste

Par Partigiano :: 09/06/2011 à 11:30 :: Textes divers

Je déteste ce système et tout ce qu’il contient.

Je déteste l’injustice et l’inégalité. L’arrogance des bourgeois.

Je déteste les hommes politiques, les dirigeants syndicaux qui ne sont que des collabos.

Je ne supporte pas l’idée qu’en ce moment même des gens meurent de faim, de froid ou sous les balles d’une guerre à cause de l’économie capitaliste ou de la religion.

Je déteste les petits soldats du capital et leur mentalité de fayot. Leur obsession à capituler devant leur bourreau.

Je déteste les patrons pour qui ma classe se crève le cul pour des salaires de merde et des conditions de travail mortifères.

Je déteste ce mode de vie où l’on bouffe de la merde plein de pesticides, où l’on boit de l’eau souillée et où l’on respire de l’air pollué.

Je suis né avec la rage au ventre contre ce système qui mène le monde vers la barbarie apocalyptique. L’objectif est la révolution prolétarienne mondiale.

Je suis prêt à en découdre pour construire un monde meilleur. Le monde parfait n’existe pas mais un monde où tout le monde peut manger, se loger et se soigner peut exister. Nous avons toutes les capacités pour cela. Un monde sans classe, ni Etat, sans argent. Une société libre et égale.

J’aime le partage, l’échange, la connaissance face à l’ignorance.
J’aime la solidarité, l’amour et l’amitié.
J’aime la liberté.





C’est au présent que nous parlons de communisation

Par Partigiano :: 17/05/2011 à 11:47 :: Textes divers

Un texte très intéressant à lire, trouvé sur le site Des nouvelles du front :

Ce “court” texte, produit pour présenter Théorie Communiste dans un bouquin anglophone, résume de façon très claire les positions actuelles de cette revue parfois difficile à aborder…. Il y manque les derniers développements  produits autour de la distinction de genre qui devraient faire partie du N° 24 de  TC, à paraître…

Dans le cours de la lutte révolutionnaire, l’abolition de l’Etat, de l’échange, de la division du travail, de toute forme de propriété, l’extension de la gratuité comme unification de l’activité humaine, c’est-à-dire l’abolition des classes, sont des « mesures » abolissant le capital, imposées par les nécessités mêmes de la lutte contre la classe capitaliste. La révolution est communisation, elle n’a pas le communisme comme projet et résultat, mais comme contenu.

La communisation et le communisme sont des choses à venir, mais c’est au présent que nous devons en parler. C’est le contenu de la révolution à venir que les luttes annoncent, dans le cycle de luttes actuel, chaque fois que le fait même d’agir en tant que classe, dans la lutte contre le capital, apparaît comme une contrainte extérieure, une limite à dépasser. C’est la lutte en tant que classe qui est, à l’intérieur d’elle-même, devenue le problème, sa propre limite. Par là, elle annonce et produit comme son dépassement la révolution comme communisation.

Suite






Qu’est-ce que la révolution prolétarienne ?

Par Partigiano :: 13/05/2011 à 8:05 :: Textes divers

Si je devais donner une définition rapide et efficace, je dirais que c’est l’étape qui assure la transition entre l’époque capitaliste et communiste.

L’histoire pour nous, matérialiste, est une science que l’on étudie afin de comprendre les rapports sociaux qui traversent les différentes sociétés. Ce sont aussi les rapports de production qui caractérisent une époque.

Nous sommes à une époque où le capitalisme domine toute la planète. Où le monde comprend deux principales classes aux intérêts antagonistes : la bourgeoisie, qui possède les moyens de production et d’échanges ; et le prolétariat qui ne possède que sa force de travail. Entre ces deux classes, vit la petite-bourgeoisie : les commerçants et les propriétaires terriens.

Nous sommes à une époque où la révolution prolétarienne devient une urgence vitale. La bourgeoisie, dans sa recherche effrénée de profit, n’assure plus la reproduction de la force de travail qu’en saccageant la nature et les hommes qui travaillent pour son système.

Notre époque est aussi caractérisée par la démocratie représentative où les éléments bourgeois se font élire par la masse afin de faire perdurer leur domination. La démocratie bourgeoise n’est qu’un cirque où les partis politiques présentent les mêmes programmes d’exploitation de notre classe prolétarienne.

Notre époque porte aussi les stigmates de l’emprise religieuse qui avilissent l’humanité. Le mépris de la vie réelle au profit de l’illusion d’un paradis futur, soumet nombre de prolétaires à la société de classe. La soumission à l’ordre établi et aux dogmes religieux, sont des outils de plus pour maintenir les prolétaires dans le calme et la fatalité d’une vie passée à trimer.

Face à cela, la révolution prolétarienne doit être politique, économique, sociale et culturelle. Tous les aspects de la vie sous le régime capitaliste devront être transformés pour accéder à un nouveau degré d’humanité. La révolution prolétarienne est la libération de l’humanité par la classe laborieuse. La révolution prolétarienne sera mondiale.

Pour que la révolution prolétarienne ait lieu, une majorité des prolétaires doivent être conscients de leur condition. La révolution prolétarienne est l’abolition de la société de classe. Autrement dit, la classe prolétarienne doit se dissoudre elle-même, une fois l’expropriation bourgeoise effectuée. A l’opposé des théories léninistes, le prolétariat ne s’érige pas en classe dominante pour établir sa dictature, mais en classe libératrice refusant le pouvoir centralisé. L’instauration d’une bureaucratie assurant le déroulement de la révolution est à proscrire à tous prix. A l’instar d’Otto Rühle, la « révolution n’est pas une affaire de parti ». L’image du révolutionnaire de type bolchévik ou guévariste est trop présent dans l’inconscient prolétarien. Ces donneurs d’ordres sanguinaires nous ont emmenés dans des impasses politiques en créant des Etats totalitaires dans les pays où des débuts de révolutions prolétariennes avaient éclatées.

Pour que la révolution prolétarienne ait lieu, une majorité des prolétaires doivent être volontaires pour la transformation du monde vers le communisme. L’organisation du prolétariat est une des clés de la réussite. Nous ne pouvons cependant reproduire les échecs du passé, où des partis et des syndicats hiérarchisés ont pris la direction du mouvement ouvrier pour mieux nous briser. A l’opposé, la spontanéité des masses, défendue par les anarchistes, n’amène aucune perspective crédible et supposerait un niveau de conscience et une auto-discipline gigantesque de la part de chaque prolétaire engagé dans la lutte. L’organisation de la révolution prolétarienne passera par des groupements locaux horizontaux et fédéraux où la démocratie directe est le fonctionnement et, l’abolition du capitalisme et de la société de classe, l’objectif commun. Comme exemple de groupements, on peut citer les soviets russes avant 1917, les conseils d’ouvriers et de soldats en Allemagne en 1919, les conseils ouvriers en Hongrie en 1956, les assemblées ouvrières et étudiantes en France et en Italie en 1968 et 1969. Plus récemment, la Commune d’Oaxaca en 2006 au Mexique est un bon exemple de soulèvement prolétarien avec une structuration en assemblée populaire et des revendications anticapitalistes.

La révolution prolétarienne sera violente. La bourgeoisie ne lâchera pas son pouvoir pour suivre nos volontés. Etant donné que la police et l’armée sont à ses ordres, des affrontements sont à imaginer. C’est pourquoi les prolétaires enragés doivent apprendre à se battre pour abattre ses ennemis de classe. Il ne s’agit pas non plus de faire des martyrs et des sacrifices pour justifier notre cause. Mais la révolution pacifique est un mythe pour les bobos et les cathos. Les conditions d’exploitation font que le prolétariat amasse beaucoup de rage qui ressortira au moment de la révolution. Nos anciens bourreaux seront jugés dans des tribunaux populaires. L’armement du prolétariat est une étape décisive dans la lutte afin d’affronter la contre-révolution voulue par les partisans de la bourgeoisie. Les groupes engagés dans la révolution auront la lourde tâche d’organiser la violence face à notre ennemi de classe.

La révolution, présentée ainsi, peut effrayer. La violence fait peur aux gens enfermés dans leur confort aliénant. La propagande et la discussion sont des tâches primordiales pour préparer le mouvement révolutionnaire. Je pense que plus nous serons nombreux à vouloir le communisme, moins il y a aura de violence inutile. La minorité active s’exposera dès le début aux pires représailles de la part de la bourgeoisie, mais elle sera rejointe progressivement par les anciens résignés qui représentent une grosse portion du prolétariat.


Comment parvenir à faire prendre conscience aux prolétaires de la nécessité de la révolution prolétarienne ?
Comment combattre le défaitisme et la soumission qui gangrènent notre classe ?
Comment construire le mouvement révolutionnaire prolétarien ?







Je ne vois que des esclaves qui se croient libres

Par Partigiano :: 20/01/2011 à 12:19 :: Textes divers


Je ne vois que des esclaves qui se croient libres. La soumission est une maladie. C’est pas inné d’être aussi con. En même temps il y a des siècles de servitude derrière nous. La cure de désintoxication sera rude. Les gens ont peur du changement. Ils sont bien dans leur routine, ils ont leurs repères et leurs habitudes. Certains bénéficient même d’un certain confort. Alors ils ne cherchent pas plus loin, ils stagnent, ça leur suffit. La journée au travail, le soir devant la télé. Quelques loisirs ou sorties pour ceux qui peuvent. Ils élèvent des petits mutants goinfrés de jeux vidéos et de réseau sociaux. Et c’est tout. Des fois, il y a des moments de sursauts de contestation, mais réactionnaire ; dans les bouchons ou dans le RER. Là ça ne va pas car les habitudes du soumis sont bouleversés, et s’ajoute à cela la peur de se faire gronder par le chef ou le patron pour le retard. Une belle époque de merde quand même, faut le dire. La plus part ne réfléchisse pas sur leur condition, ils acceptent et suivent en silence la masse. Meuh. Mais certains sont virulents, ils arrivent à penser sincèrement qu’on ne peut pas changer le système. C’est comme ça et pas autrement. C’est pas le pire c’est pas le meilleur. On n’aura pas mieux car la nature humaine est blablabla… Ca me casse les oreilles d’écouter ces balivernes. J’ai envie de les baffer, des claques et des revers. C’est pas possible d’être aussi borné à une façon de penser. Va leur parler de lutte de classe, d’autonomie prolétarienne et de révolution à ces gens-là. Une perte de temps. Ils vont te rétorquer que toi aussi tu profites bien du système alors pourquoi tu craches dessus ? Demain j’irais voir mon patron et je lui dirais merci de me donner généreusement du travail, et je donnerais mon salaire à une ONG. Bande d’abrutis. Comme je conteste le système capitaliste, je ne devrais pas en faire parti, non, je devrais vivre en ermite et me taper des chèvres au fin fond de la pampa. Désolé de n’être qu’un prolétaire parmi tant d’autres ! Mais qui essaye de s’affranchir de sa condition d’esclave d’un système qu’il n’a pas choisi.

 

 

« Il [les ouvriers] faut qu'ils comprennent que le régime actuel, avec toutes les misères dont il les accable, engendre en même temps les conditions matérielles et les formes sociales nécessaires pour la transformation économique de la société. Au lieu du mot d'ordre conservateur: « Un salaire équitable pour une journée de travail équitable », ils doivent inscrire sur leur drapeau le mot d'ordre révolutionnaire: « Abolition du salariat ». Karl Marx, Salaire, prix et profit, 1865.






Quelle stratégie adopter face aux syndicats ?

Par Partigiano :: 08/07/2010 à 12:08 :: Textes divers


Les militants révolutionnaires prolétariens ont deux gros boulets à affronter : la bourgeoisie, et les appareils politiques et syndicaux issus du réformisme social-démocrate et du stalinisme. La tâche est particulièrement rude face à ces derniers car ils s’affichent comme des représentants de la classe laborieuse. De plus ils jouissent encore d’une certaine confiance aveugle de beaucoup de travailleurs.

Les militants qui veulent pousser les masses à la révolution prolétarienne mondiale se heurtent à la collaboration de classe des centrales syndicales. La Charte d’Amiens fait désormais parti des archives tabous de la CGT :
« Le Congrès confédéral d'Amiens confirme l'article 2, constitutif de la CGT : " La CGT groupe, en dehors de toute école politique, tous les travailleurs conscients de la lutte à mener pour la disparition du salariat et du patronat ". Le Congrès considère que cette déclaration est une reconnaissance de la lutte de classe, qui oppose sur le terrain économique, les travailleurs en révolte contre toutes les formes d'exploitation et d'oppression, tant matérielles que morales, mises en œuvre par la classe capitaliste contre la classe ouvrière. » XVe Congrès national corporatif - IXe de la CGT - Amiens, 8-16 octobre 1906.

Les syndicats sont désormais des intermédiaires entre le salariat et le patronat. Les délégués syndicaux sont les négociateurs de la condition ouvrière. Les récupérations par les IIème et IIIème Internationales tout au long du 20ème siècle ont complètement bureaucratisé le fonctionnement et les programmes syndicaux. La perspective révolutionnaire a été remplacée par une adaptation aux conditions d’exploitations capitalistes.

Les centrales syndicales emploient des centaines de salariés, qu’on appelle communément  permanent, délégués ou trésoriers. Les syndicats sont de véritables entreprises. Et le but d’une entreprise est de prospérer et non de s’auto-dissoudre à cause d’une révolution victorieuse pour le prolétariat. Les syndicats ont un pouvoir énorme sur les travailleurs. Si ils appelaient à la grève générale demain, beaucoup de mes camarades descendrait dans la rue avec la rage. Mais tel n’est pas leur objectif. Ils ont leurs places bien au chaud et le jeu de la négociation avec les patrons et l’Etat les valorisent dans leurs actions. Ils sont donc cloitrés dans le cadre de la société de classe et du capitalisme.

Il existe donc une différence entre la classe ouvrière et les syndicats. La classe ouvrière doit regarder au-delà du capitalisme, tandis que le syndicalisme est entièrement confiné dans les limites du système capitaliste. Le syndicalisme ne peut représenter qu’une part, nécessaire mais infime, de la lutte des classes. En se développant, il doit nécessairement entrer en conflit avec la classe ouvrière, qui, elle, veut aller plus loin. Anton Pannekoek, Le syndicalisme, 1936.

Dans l’analyse des syndicats, il existe une forme de compréhension abstraite qui associe leurs caractéristiques aux attributs qu’ils avaient lors de la création au siècle dernier. Dans cette interprétation, les syndicats sont considérés séparément de leur processus d’évolution. Ils sont considérés seulement comme des outils défensifs pour les travailleurs dans la défense de leur niveau de vie, de leur situation économique et dans leurs conditions de travail. Pourtant, toute analyse des syndicats doit prendre en considération les points suivants :
-    L’évolution historique des syndicats en sections ouvrières des partis bourgeois sociaux-démocrates et réformistes.
-    L’évolution d’une bureaucratie conservatrice dans les syndicats et le contrôle des travailleurs par le biais de cette bureaucratie.
-    L’installation des syndicats au sein des structures dirigeantes de la bourgeoisie en Europe comme organes pour contrôler les protestations ouvrières, pour prévenir la radicalisation des travailleurs, pour imposer des compromis dans les négociations collectives, pour les assujettir aux mesures d’austérité, à la hausse du chômage et ainsi de suite.
-    Dans les périodes révolutionnaires, les syndicats se confrontent aux organisations radicales des travailleurs, comme les conseils et les comités d’usine, particulièrement sous le prétexte d’être les représentants exclusifs et « indépendants » de la classe en ce qui concerne les questions économiques et sociales. De toutes les organisations de travailleurs, dans les périodes révolutionnaires, les syndicats sont du côté de la faction conservatrice (…) Mansoor Hekmat, Conseils ouvriers et syndicats, 1986.



A l’échelle nationale

Les confédérations syndicales sont dirigées par des anciens travailleurs qui sont devenus des gros traitres. Elles ne cessent d’appeler au calme et à la négociation avec leurs homologues du patronat et l’Etat. Elles sont clairement conservatrices et deviennent par conséquent des ennemies de classe pour tous les militants qui aspirent à la révolution.

En tant qu'organisation des couches supérieures du prolétariat, les syndicats, comme en témoigne toute l'expérience historique, y compris l'expérience toute fraîche des syndicats anarcho-syndicalistes d'Espagne, développent de puissantes tendances à la conciliation avec le régime démocratique bourgeois. Dans les périodes de luttes de classes aiguës, les appareils dirigeants des syndicats s'efforcent de se rendre maîtres du mouvement des masses pour le neutraliser. Cela se produit déjà lors de simples grèves, surtout lors des grèves de masse avec occupation des usines, qui ébranlent les principes de la propriété bourgeoise. En temps de guerre ou de révolution, quand la situation de la bourgeoisie devient particulièrement difficile, les dirigeants syndicaux deviennent ordinairement des ministres bourgeois. Léon Trotsky, Programme de transition, Les syndicats dans l'époque de transition, 1938.

Les fonctionnaires syndicaux, du fait de la spécialisation de leur activité professionnelle ainsi que de la mesquinerie de leur horizon, résultat du morcellement des luttes économiques en périodes de calme, deviennent les victimes du bureaucratisme et d'une certaine étroitesse de vues. Ces deux défauts se manifestent dans des tendances diverses qui peuvent devenir tout à fait fatales à l'avenir du mouvement syndical. Rosa Luxemburg : Grève de masse, parti et syndicat, VIII, 1906.



Dans l’entreprise

Les sections syndicales au sein des lieux d’exploitation peuvent être dirigées par des permanents ou des semi-permanents appartenant et influencés par diverses chapelles réformistes ou staliniennes. Certains collègues syndicalistes sont sûrement sincères dans leur volonté d’émanciper les prolétaires du joug capitaliste mais ils ne représentent pas la majorité des adhérents de la section. Les ordres, les outils de propagande et les positions politiques viennent des condéfédérations. Les sections qui veulent faire remonter un point de vue différent sont marginalisées voir exclues.

Les prolétaires peuvent obtenir certaines victoires ponctuelles face à leur patron. Ce n’est pas négligeable car ce sont souvent des périodes de conflit qui régénèrent la solidarité et la conscience de classe entre les collègues. Il faut cependant veiller à ne pas se faire freiner par les sbires peureux aux ordres des confédérations. Les travailleurs en lutte doivent décider par eux-mêmes et pour eux dans des comités de lutte autonomes. Attention aux délégués syndicaux qui vont jouer le jeu du soutien dans un premier temps pour mieux récupérer le mouvement pour ensuite l’endormir et l’anéantir dans des compromis.

Les prolétaires conscients et déterminés doivent toujours penser à la révolution comme objectif primaire à atteindre. Il est certain que chaque conflit dans une entreprise n’amène pas à la révolution mais la propagande faite aux collègues doit aller dans le sens de la remise en cause du système économique capitaliste et du pouvoir politique. Je pense que l’heure n’est plus aux négociations avec la bourgeoisie. Elle nous lamine de tous les côtés. L’heure est à l’affrontement classe contre classe. Et pour l’instant ce sont les bourgeois qui marquent des points.



Que faire ? Quelques idées à développer

Les syndicats sont pourris ; ils peuvent au mieux nous aider pour des luttes locales, ponctuelles et individuelles au Conseil des Prudhommes. Les prolétaires conscients et déterminés (certains peuvent être des syndiqués) doivent se rassembler en groupe autonome et informel sur leurs lieux d’exploitation. Pour arriver à cela, les premières actions doivent être la propagande subversive envers les collègues au quotidien (par exemple la dénonciation des méthodes et de la politique conservatrice des confédérations syndicales) ; et la radicalisation des assemblées générales face à la mollesse syndicale afin de déclencher des réactions chez les collègues.

Biensûr, il faut toujours agir en groupe, ne jamais ouvrir sa gueule tout seul. Les prolétaires qui agiront dans ce sens seront « grillés » par leurs collègues mais aussi par la hiérarchie et les syndicats. Veillez toujours à faire votre travail correctement pour éviter tout reproche ou angle d’attaque de la part des supérieurs. Les syndicats vont réagir de plusieurs façons, soit ils vont « gauchir » leurs discours sous la pression, soit ils vont essayer d’intimider par des pressions et des menaces ; soit les deux possibilités selon le poids des syndicats dans l’entreprise et l’état des luttes en cours.

Le groupe autonome devra faire bloc face aux basses menaces. Plus on montrera de la détermination, plus ils auront peur.







Message au prolétariat

Par Partigiano :: 17/06/2010 à 12:14 :: Textes divers

 

Combien de temps allez-vous encore accepter de vous faire exploiter par des gros connards de patrons ?

Combien de temps allez-vous encore accepter de gâcher votre vie à travailler pour des salaires de merde ?

Combien de temps allez-vous encore accepter de vous lever le matin avec le dégoût ?

Combien de temps allez-vous encore accepter les pressions de votre hiérarchie ?

Combien de temps allez-vous encore accepter d’obéir aux ordres ?

Combien de temps allez-vous encore accepter d’être les merdes bonnes à tout faire des bourgeois ?

Combien de temps allez-vous encore accepter les militaires et leurs guerres ?

Combien de temps allez-vous encore accepter les contrôles policiers ?

Combien de temps allez-vous encore accepter des logements indécents aux loyers abusés ?

Combien de temps allez-vous encore absorber les mensonges télévisés ?

Combien de temps allez-vous encore voter pour des gens qui se foutent de vous ?

Combien de temps allez-vous encore tolérer que les syndicats vous trahissent sans cesse ?

 



 

Combien de temps allez-vous encore attendre avant de vous organiser en groupes d’actions autonomes ?

Combien de temps allez-vous encore attendre avant de cramer cette société ?

Combien de temps allez-vous encore attendre avant d’occuper vos lieux d’exploitations quotidiens ?

Combien de temps allez-vous encore attendre pour organiser la révolution mondiale prolétarienne ?

 

 

 

 

 

 

 

Le rêveur éveillé

Par Partigiano :: 18/05/2010 à 8:13 :: Textes divers

 

 

 

 

A quoi ça sert de vivre pour travailler ?

Nous n’avons aucun choix de vie

A quoi ça sert toutes ces factures à payer ?

Nous n’avons aucune emprise sur nos vies

Les libertés fictives nous empêchent de dérailler

Nous sommes soumis aux lois de la bourgeoisie

Les libertés fictives cadrent nos pensées

Nous continuons de voter pour tous ces partis pourris

J’aimerais connaître un jour la liberté

J’aimerais connaître l’organisation mondiale du partage

Je rêve d’un monde riche d’égalité

Je rêve en regardant le ciel bleu et les nuages

Le bonheur est à portée de main

Le bonheur sera la norme demain

Combattons le racisme par le genre humain

Combattons avec les révolutionnaires prolétariens

Un jour le vent changera

Un jour la révolution viendra

Et les gens feront la fête sur toute la planète

Et les gens rangeront leur calculette

On aura plus de temps pour nos enfants

On aura supprimé les banques et l’argent

L’amour sera totalement libéré

L’amour ne se fera plus par intérêt

 

 

 

 

 

 

 

 

La société du stress

Par Partigiano :: 02/02/2010 à 11:46 :: Textes divers

 

Je pense que cette société engendre nombre de maladies liées au stress et au mode de vie malsain dans lequel nous survivons. Je ne parle même pas des conditions de travail désastreuses auxquelles nous pouvons être confrontés. Les conséquences sont directes sur la santé physique. Mais parlons du côté psychologique.

 

Le travail salarié est synonyme de stress permanent puisque le prolétaire qui vend sa force de travail pour subsister ne sait pas de quoi demain sera fait. L'avenir n'existe pas. Il n'y a que le présent et son flot de licenciement, de restructuration et de réforme pour perpétuer l'esclavage salarié. Sans oublier les pressions de la hiérarchie, du rendement et de l’efficience qui nous sont imposés.

 

En dehors du travail, le mode de vie est stressant. Les transports, les bouchons, les supermarchés, le bruit, les voisins; tout est fait pour déclencher des réactions en cascade. Les factures, les crédits, les enfants, les études, les vacances, chaque prolétaire est tenu par quelque chose qui le retient de tout casser. Du coup, chacun de nous intériorise la douleur, certains la refoule, mais au final l’accumulation devient dangereuse pour nous-mêmes et notre entourage.

 

Chaque prolétaire est asservi et conditionné par cette société marchande. Et s'il tombe malade, son médecin lui prescrira une dose de calmant, de somnifères ou d'antidouleur. On n'essaie pas de régler les problèmes à la base, on met des pansements les uns sur les autres. On n'essaie pas de comprendre les gens, on les juge en fonction de notre éducation et des barrières mentales qui étriquent notre champ de vision (mœurs, coutumes, religions). Les gens doivent se plier aux normes et rentrer dans les cases. Il y a certains standards uniformisés auxquels chacun doit répondre. Les gens qui sortent du lot sont marginalisés. On peut en jouer ou en souffrir.

 

Chaque société produit des troubles de la santé mais dans un système où tout est monnaie, certaines maladies vont être écartées car non rentable pour les compagnies pharmaceutiques.

Chaque société créé son lot d'exclus et de marginaux, mais le capitalisme tend à la barbarie. Le chacun pour soi va nous tuer à petit feu. Chacun est motivé à réussir en entrant en compétition avec l'autre. C’est le dogme bourgeois libéral.

 

Depuis quand la compétition émancipe-t-elle mieux que l'entraide ? Seul le partage est un vecteur de progrès significatif et durable. Le monde fonctionne sur l'exploitation du travail salarié, de l'extorsion de la plus-value et de la concurrence entre les prolétaires. Alors que le monde devrait fonctionner sur la coopération et le partage. Changer le mode de vie et les hommes changeront. Il faut réapprendre à vivre aux rythmes des saisons, écouter son cœur et sa raison.

 

 

 

 

Bonne année mon cul

Par Partigiano :: 30/12/2009 à 11:56 :: Textes divers

 

Ce monde est taré. Ce monde est fou. Ce monde est dingue. Ce monde est grotesque.

Les humains, simples primates possédant le plus gros cerveau et par conséquent la plus grosse connerie, ne marchent plus sur leurs deux jambes mais sur la tête.

L’évolution s’est renversée.

Iront-ils jusqu’au point de non retour ?

Plus je comprends et analyse cette société et plus je la déteste.

Et plus j’ai envie de l’abattre.

 

 

 

 

 

 

Pour bien entamer l'année qui vient, un extrait de "Bonne année mon cul" de Pierre Desproges :

(3 février 1986)

 

Il était temps que janvier fît place à février.

Janvier est de très loin le plus saumâtre, le plus grumeleux, le moins pétillant de l'année. Les plus sous-doués d'entre vous auront remarqué que janvier débute le premier. Je veux dire que ce n'est pas moi qui ai commencé.

Et qu'est-ce que le premier janvier, sinon le jour honni entre tous où des brassées d'imbéciles joviaux se jettent sur leur téléphone pour vous rappeler l'inexorable progression de votre compte à rebours avant le départ vers le Père-Lachaise...

Dieu Merci, cet hiver, afin de m'épargner au maximum les assauts grotesques de ces enthousiasmes hypocrites, j'ai modifié légèrement le message de mon répondeur téléphonique. Au lieu de «Bonjour à tous», j'ai mis «Bonne année mon cul». C'est net, c'est sobre, et ça vole suffisamment bas pour que les grossiers trouvent ça vulgaire.

 

 

 

 

 

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