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Partigiano Le blog en lien avec les militants révolutionnaires. Des textes, des photos et des articles de Remito sur notre monde, sur la musique, sur la politique, sur l'art, sur les livres...

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Viva España

Par Partigiano :: 24/05/2011 à 15:34 :: Actualité

Ça bouge en Espagne, pourvu que ça se durcisse et que ça se répande telle une épidémie...

A lire sur le web :

- Dossier Espagne sur Rue89

-
¡Que se vayan todos! sur Des nouvelles du front

-
Tahrir, Puerta del Sol, Bellecour ? La révolution est dans la place ! sur Rebellyon.info






Faites le mur !

Par Partigiano :: 18/05/2011 à 12:38 :: Films


Un docu intéressant sur le Street Art :





Synopsis : Il s’agit d’un documentaire réalisé par Banksy qui parle de Thierry Guetta, un commerçant français installé à Los Angeles, obsédé par sa caméra vidéo. Guetta serait le cousin de Space Invader et en le filmant, il aurait commencé à fréquenter les milieux du Street Art. Ce qui l’amènera à rencontrer Zevs, André, Shepard Fairey et Banksy. Ce dernier l’aurait incité à devenir un artiste urbain. Ce qu’il va faire sous le nom de Mr Brainwash. Il exposera ensuite ses œuvres dans un immeuble désaffecté pour finalement en faire un bizness très lucratif auprès des bobos américains.






Analyse : Le documentaire montre que le Street Art génère des œuvres éphémères à travers des graffitis, pochoirs, autocollants ou sculptures. Grâce à Internet certaines ont pu être partagés par des millions d’internautes. Chacun peut avoir ainsi son heure de gloire comme disait Warhol. Le début du documentaire nous explique qu’il s’agit d’un mouvement contestataire d’une nouvelle génération de graffeurs hybrides qui cherchent à marquer le territoire qui étouffe sous les panneaux publicitaires. Ces graffeurs agissent la nuit dans l’illégalité en regard de la morale bourgeoise et transmettent des messages subversifs, drôles et qui font réfléchir. Biensûr la société marchande n’a pas pu s’empêcher d’en faire du fric en vendant ou en exposant dans les galeries des riches. Mais la rue continue d’être bombardés par des anonymes qui se réapproprient l’espace public en détournant les messages de consommation, en dénonçant l’injustice ou juste pour rendre plus esthétique un paysage pollué.









C’est au présent que nous parlons de communisation

Par Partigiano :: 17/05/2011 à 11:47 :: Textes divers

Un texte très intéressant à lire, trouvé sur le site Des nouvelles du front :

Ce “court” texte, produit pour présenter Théorie Communiste dans un bouquin anglophone, résume de façon très claire les positions actuelles de cette revue parfois difficile à aborder…. Il y manque les derniers développements  produits autour de la distinction de genre qui devraient faire partie du N° 24 de  TC, à paraître…

Dans le cours de la lutte révolutionnaire, l’abolition de l’Etat, de l’échange, de la division du travail, de toute forme de propriété, l’extension de la gratuité comme unification de l’activité humaine, c’est-à-dire l’abolition des classes, sont des « mesures » abolissant le capital, imposées par les nécessités mêmes de la lutte contre la classe capitaliste. La révolution est communisation, elle n’a pas le communisme comme projet et résultat, mais comme contenu.

La communisation et le communisme sont des choses à venir, mais c’est au présent que nous devons en parler. C’est le contenu de la révolution à venir que les luttes annoncent, dans le cycle de luttes actuel, chaque fois que le fait même d’agir en tant que classe, dans la lutte contre le capital, apparaît comme une contrainte extérieure, une limite à dépasser. C’est la lutte en tant que classe qui est, à l’intérieur d’elle-même, devenue le problème, sa propre limite. Par là, elle annonce et produit comme son dépassement la révolution comme communisation.

Suite






Qu’est-ce que la révolution prolétarienne ?

Par Partigiano :: 13/05/2011 à 8:05 :: Textes divers

Si je devais donner une définition rapide et efficace, je dirais que c’est l’étape qui assure la transition entre l’époque capitaliste et communiste.

L’histoire pour nous, matérialiste, est une science que l’on étudie afin de comprendre les rapports sociaux qui traversent les différentes sociétés. Ce sont aussi les rapports de production qui caractérisent une époque.

Nous sommes à une époque où le capitalisme domine toute la planète. Où le monde comprend deux principales classes aux intérêts antagonistes : la bourgeoisie, qui possède les moyens de production et d’échanges ; et le prolétariat qui ne possède que sa force de travail. Entre ces deux classes, vit la petite-bourgeoisie : les commerçants et les propriétaires terriens.

Nous sommes à une époque où la révolution prolétarienne devient une urgence vitale. La bourgeoisie, dans sa recherche effrénée de profit, n’assure plus la reproduction de la force de travail qu’en saccageant la nature et les hommes qui travaillent pour son système.

Notre époque est aussi caractérisée par la démocratie représentative où les éléments bourgeois se font élire par la masse afin de faire perdurer leur domination. La démocratie bourgeoise n’est qu’un cirque où les partis politiques présentent les mêmes programmes d’exploitation de notre classe prolétarienne.

Notre époque porte aussi les stigmates de l’emprise religieuse qui avilissent l’humanité. Le mépris de la vie réelle au profit de l’illusion d’un paradis futur, soumet nombre de prolétaires à la société de classe. La soumission à l’ordre établi et aux dogmes religieux, sont des outils de plus pour maintenir les prolétaires dans le calme et la fatalité d’une vie passée à trimer.

Face à cela, la révolution prolétarienne doit être politique, économique, sociale et culturelle. Tous les aspects de la vie sous le régime capitaliste devront être transformés pour accéder à un nouveau degré d’humanité. La révolution prolétarienne est la libération de l’humanité par la classe laborieuse. La révolution prolétarienne sera mondiale.

Pour que la révolution prolétarienne ait lieu, une majorité des prolétaires doivent être conscients de leur condition. La révolution prolétarienne est l’abolition de la société de classe. Autrement dit, la classe prolétarienne doit se dissoudre elle-même, une fois l’expropriation bourgeoise effectuée. A l’opposé des théories léninistes, le prolétariat ne s’érige pas en classe dominante pour établir sa dictature, mais en classe libératrice refusant le pouvoir centralisé. L’instauration d’une bureaucratie assurant le déroulement de la révolution est à proscrire à tous prix. A l’instar d’Otto Rühle, la « révolution n’est pas une affaire de parti ». L’image du révolutionnaire de type bolchévik ou guévariste est trop présent dans l’inconscient prolétarien. Ces donneurs d’ordres sanguinaires nous ont emmenés dans des impasses politiques en créant des Etats totalitaires dans les pays où des débuts de révolutions prolétariennes avaient éclatées.

Pour que la révolution prolétarienne ait lieu, une majorité des prolétaires doivent être volontaires pour la transformation du monde vers le communisme. L’organisation du prolétariat est une des clés de la réussite. Nous ne pouvons cependant reproduire les échecs du passé, où des partis et des syndicats hiérarchisés ont pris la direction du mouvement ouvrier pour mieux nous briser. A l’opposé, la spontanéité des masses, défendue par les anarchistes, n’amène aucune perspective crédible et supposerait un niveau de conscience et une auto-discipline gigantesque de la part de chaque prolétaire engagé dans la lutte. L’organisation de la révolution prolétarienne passera par des groupements locaux horizontaux et fédéraux où la démocratie directe est le fonctionnement et, l’abolition du capitalisme et de la société de classe, l’objectif commun. Comme exemple de groupements, on peut citer les soviets russes avant 1917, les conseils d’ouvriers et de soldats en Allemagne en 1919, les conseils ouvriers en Hongrie en 1956, les assemblées ouvrières et étudiantes en France et en Italie en 1968 et 1969. Plus récemment, la Commune d’Oaxaca en 2006 au Mexique est un bon exemple de soulèvement prolétarien avec une structuration en assemblée populaire et des revendications anticapitalistes.

La révolution prolétarienne sera violente. La bourgeoisie ne lâchera pas son pouvoir pour suivre nos volontés. Etant donné que la police et l’armée sont à ses ordres, des affrontements sont à imaginer. C’est pourquoi les prolétaires enragés doivent apprendre à se battre pour abattre ses ennemis de classe. Il ne s’agit pas non plus de faire des martyrs et des sacrifices pour justifier notre cause. Mais la révolution pacifique est un mythe pour les bobos et les cathos. Les conditions d’exploitation font que le prolétariat amasse beaucoup de rage qui ressortira au moment de la révolution. Nos anciens bourreaux seront jugés dans des tribunaux populaires. L’armement du prolétariat est une étape décisive dans la lutte afin d’affronter la contre-révolution voulue par les partisans de la bourgeoisie. Les groupes engagés dans la révolution auront la lourde tâche d’organiser la violence face à notre ennemi de classe.

La révolution, présentée ainsi, peut effrayer. La violence fait peur aux gens enfermés dans leur confort aliénant. La propagande et la discussion sont des tâches primordiales pour préparer le mouvement révolutionnaire. Je pense que plus nous serons nombreux à vouloir le communisme, moins il y a aura de violence inutile. La minorité active s’exposera dès le début aux pires représailles de la part de la bourgeoisie, mais elle sera rejointe progressivement par les anciens résignés qui représentent une grosse portion du prolétariat.


Comment parvenir à faire prendre conscience aux prolétaires de la nécessité de la révolution prolétarienne ?
Comment combattre le défaitisme et la soumission qui gangrènent notre classe ?
Comment construire le mouvement révolutionnaire prolétarien ?







Brassens ou la liberté

Par Partigiano :: 09/05/2011 à 11:58 :: Musique


Expo à ne pas rater en ce moment à la Cité de la Musique à Paris :



Super expo qui retrace la vie du poète libertaire, anti-clérical, anti-militariste, anti-autoritaire.

A ne pas louper dans la seconde partie de l'expo, la projection d'un concert de 1961 sur grand écran.

Brassens, un des meilleurs avec Prévert et Ferré.


Site de l'expo : http://www.cite-musique.fr/minisites/1103_brassens/index.aspx


Article de France Culture : http://www.franceculture.com/2011-03-24-brassens-en-liberte-au-musee-de-la-musique-12.html


Site sur Brassens : http://www.georges-brassens.com/







Idées du moment

Par Partigiano :: 03/05/2011 à 17:42 :: Actualité

Durant les années qui ont suivi la chute du mur de Berlin, l’idéologie bourgeoise nous a martelé quotidiennement que le communisme est mort, que ça ne marche pas, que c’est impossible, le seul système fiable est l’économie de marché ; la libre entreprise, la société de classe sont les seules structures sociétales possibles. Toute la génération qui a fait sa jeunesse durant les années 90, a gardé dans son esprit, l’impossibilité du projet communiste. Mais le temps passe, et les jeunes d’aujourd’hui n’ont pas connu l’URSS. Staline et compagnie sont rentrés dans le panthéon des dictateurs de l’histoire. Il reste de nos jours, la Chine, la Corée du Nord et Cuba qui sont gouvernés par des partis soi-disant communiste. Je pense que les prolétaires de ces pays ne sont pas dupes sur l’utilisation à tort de ce nom. Et ils constatent bien que leurs vies n’ont rien de communiste. Ces capitalismes étatiques servent de caution provisoire pour fustiger les projets d’une société communiste.

La Chine est un cas particulier, c’est l’atelier du monde. Des millions de paysans sont devenus des ouvriers industriels, l’exode rural est massif, tout comme l’accumulation primitive. Les villes deviennent des mégalopoles. Les conditions de travail sont désastreuses et dangereuses. Un ouvrier chinois travaille 60 heures par semaine pour un salaire moyen annuel de 1300 dollars (quand il est versé…). Mais les ouvriers chinois ne sont pas des moutons comme l’imaginaire collectif occidental tend à croire. La lutte de classe est violente, les grèves sont dures, des patrons se sont fait tués à l’annonce de licenciements ou suite à des refus d’augmentation de salaire. Il y a un seul syndicat de travailleur (ACFTU) autorisé en Chine. Nul doute que, petit à petit, l’Etat chinois, conseillé par les vieilles bourgeoisies occidentales, va autoriser la libre association des travailleurs afin de maintenir une paix sociale. La Chine est le premier exportateur mondial, et l’Etat cherche désormais à écouler ces marchandises sur le marché national pour perdurer sa productivité en gardant une monnaie faible, et en innovant dans des nouvelles chaînes de fabrication comme la pharmacie.

C’est la lutte de classe le moteur de l’histoire. Et le capitalisme s’adapte et absorbe ses contradictions. Des révolutions ont lieu dans des pays arabes, mais selon moi cela reste dans le cadre bourgeois. Les revendications de liberté d’expression et de démocratie (mais laquelle ?) satisfont les bourgeoisies libérales qui espèrent instaurer leur pouvoir, notamment en Tunisie (grâce à une assemblée constituante). La Libye est dans une situation de guerre civile. Et l’Egypte, est contrôlée par les anciens militaires. J’espère qu’un nouveau souffle va pousser les révolutionnaires vers l’émancipation. En attendant, ces mouvements ont permis de réintroduire la révolution (de masse et armée) comme nécessité d’évolution vers une nouvelle société. Cela a permis aussi de casser les idées de chocs des civilisations au profit de la lutte de classe. Les problèmes économiques des prolétaires arabes et européens tournent autour du salaire, des conditions de travail et du partage des richesses. Ces problèmes sont généralisés au prolétariat mondial.

En France, la mentalité pécore perdure. La petite propriété, chacun chez soi devant sa télé fonctionne bien. Des salariés se suicident à France Telecom, les hôpitaux et les écoles en sous-effectif de fonctionnaires, le déremboursement de médicaments, le constat global fait peur. A quand les prochaines grèves ? On se fait chier en ce moment. Et ce ne sont pas les revendications qui manquent. Y a que dans la lutte qu’on se sent exister. Les perspectives sont pourtant claires : abolition du capitalisme et de la société de classe. Qu’est-ce qui empêche les gens de se révolter ? La propagande révolutionnaire, en plus de dénoncer la société bourgeoise, doit proposer des fonctionnements du communisme que nous voulons. Nous devons inonder l’imaginaire prolétarien de la société future.





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