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Partigiano Le blog en lien avec les militants révolutionnaires. Des textes, des photos et des articles de Remito sur notre monde, sur la musique, sur la politique, sur l'art, sur les livres...

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Bonne année mon cul

Par Partigiano :: 30/12/2009 à 11:56 :: Textes divers

 

Ce monde est taré. Ce monde est fou. Ce monde est dingue. Ce monde est grotesque.

Les humains, simples primates possédant le plus gros cerveau et par conséquent la plus grosse connerie, ne marchent plus sur leurs deux jambes mais sur la tête.

L’évolution s’est renversée.

Iront-ils jusqu’au point de non retour ?

Plus je comprends et analyse cette société et plus je la déteste.

Et plus j’ai envie de l’abattre.

 

 

 

 

 

 

Pour bien entamer l'année qui vient, un extrait de "Bonne année mon cul" de Pierre Desproges :

(3 février 1986)

 

Il était temps que janvier fît place à février.

Janvier est de très loin le plus saumâtre, le plus grumeleux, le moins pétillant de l'année. Les plus sous-doués d'entre vous auront remarqué que janvier débute le premier. Je veux dire que ce n'est pas moi qui ai commencé.

Et qu'est-ce que le premier janvier, sinon le jour honni entre tous où des brassées d'imbéciles joviaux se jettent sur leur téléphone pour vous rappeler l'inexorable progression de votre compte à rebours avant le départ vers le Père-Lachaise...

Dieu Merci, cet hiver, afin de m'épargner au maximum les assauts grotesques de ces enthousiasmes hypocrites, j'ai modifié légèrement le message de mon répondeur téléphonique. Au lieu de «Bonjour à tous», j'ai mis «Bonne année mon cul». C'est net, c'est sobre, et ça vole suffisamment bas pour que les grossiers trouvent ça vulgaire.

 

 

 

 

 

Un Monde Meilleur Chapitre 3

Par Partigiano :: 28/12/2009 à 11:47 :: Un Monde Meilleur

 

-        Papi comment c'était la révolution ?

-        La révolution a été violente. Je pense toujours qu’étant donné les conditions de l’époque ça ne pouvait pas se dérouler pacifiquement. Les prolétaires avaient accumulé beaucoup trop de rage et de haine envers la classe possédante. Je ne vais pas te décrire toutes les atrocités que j’ai vues et que j’ai pu faire. Je vais t'expliquer la situation dans laquelle nous étions. On était dans une période de crise permanente. Depuis que j’étais tout petit on me parlait de crise économique et de restriction budgétaire. Il faut que tu comprennes que l’argent contrôlait tout. Le fric comme on disait, faisait tourner la planète. C’était le nerf de la guerre. Les patrons et les dirigeants accumulaient de l’argent sur le travail des pauvres gens, nous. Pas de partage, ils possédaient tout et indirectement nos vies. C’était une époque sombre, individualiste. Les syndicats des travailleurs nous trahissaient. Même la nature et le climat n’étaient pas contents. Dans l'histoire du monde capitaliste, il y avait déjà eu beaucoup de révoltes et de révolutions prolétariennes avortées. Celle à laquelle j'ai participé a réussi à développer un monde nouveau, on peut dire que c'est une révolution victorieuse. J'aimerais que nos ainés voient ça. Ceux qui quand on était petit traitaient ma génération de fainéante et d'incapable. S'ils savaient comment on a lutté. On était donc en 2008 de l'ère capitaliste et je disais souvent qu'on vivait une sale époque. Les partis politiques qui devaient soi-disant défendre les ouvriers et ceux qui s'affichaient comme révolutionnaires participaient à la débâcle généralisée. Les dirigeants de ces organisations étaient bien dans leurs pantoufles parlementaires ou négociatrices en renvoyant aux calendes grecques la révolution. Seule l'action structurée de façon autonome pouvait nous aider à avancer et à répandre l'insurrection. Les conditions matérielles et sociales du prolétariat dans les pays avancés étaient plus que propices pour allumer la flamme mais il manquait le briquet ou la boite d'allumette. La majorité de la populace bien sûr ne voulait rien changer, emmitouflée dans son pseudo confort télévisé de citoyen consommateur. Pour beaucoup l'inégalité était une fatalité, un fait immuable repris en chœur par les religions. Les prix des choses vitales comme la nourriture ne cessaient d'augmenter mais les salaires stagnaient. Les crises et les krachs boursiers revenaient de manière cyclique du fait d'une surproduction continue. Les théories économiques initiées par Karl Marx, un économiste révolutionnaire du 19ème siècle, venaient une fois de plus se confirmer. Certains prolétaires ont commencé à s'organiser dans leurs villes ou sur leurs lieux de travail avec pour dénominateur commun l'abolition du capitalisme. Des réseaux de militants anonymes, auxquels je participais, se sont constitués et chaque jour le nombre de volontaires grandissaient. Nous avons commencé à participer activement aux manifestations et a diffuser notre propagande révolutionnaire dans tous les médias à notre disposition. On peut dire que la révolution a vraiment commencé durant l'automne 2010. Les manifestations s’amplifiaient et Paris a été littéralement assiégé par l’auto-organisation du peuple en arme pour reprendre une vieille expression. L'agitation subversive battait son plein. Le gouvernement de l’époque ne voulait rien lâcher. La violence a débuté envers la police et l’armée qui protégeaient les bourgeois. Après plusieurs semaines de grève à Paris, la province a suivi ainsi que les pays voisins en commençant par l’Italie et l’Espagne puis au bout de quelques mois l’Angleterre et l’Allemagne. Les échanges d’informations et de militants ont été rapides grâce aux moyens techniques les plus avancés. Une sorte d’armée de prolétaires s’est créée dans chaque région. La police était affaiblie par cet immense soulèvement. La révolution a donc débuté en Europe. On a été rassuré lorsque les Etats-Unis, la Russie et le Japon ont été embrasés par la vague révolutionnaire en 2011. Les Conseils Eurasiens pour la Révolution Prolétarienne Mondiale ont envoyé ensuite des brigades dans le reste du monde pour propager la libération de l'humanité de la barbarie capitaliste…

 

 

 

La Garde Rouge raconte

Par Partigiano :: 15/12/2009 à 5:19 :: Bouquins

 

A propos de l’ouvrage d’E. Mentasti, 2009, La « Garde rouge » raconte, Histoire du Comité ouvrier de la Magneti Marelli (Milan 1975-78), Les Nuits Rouges, 233p.

 

 

 

 

Ouvrage très intéressant dans le descriptif du développement des évènements ainsi que dans leurs mises en perspectives. Tout cela, du point de vue prolétarien. On remarque avec attention, la prise de conscience prolétarienne face à la restructuration du capital dans les années 70. Sans doute le fait le plus important puisqu’il engage par conséquent une stratégie offensive et donc une pratique (à des années lumières des pleurnicheries syndicales). La description des luttes, leurs organisations sont particulièrement utiles. Car tout cela n’engage pas trois « pékins » entrain de refaire le monde autour d’une bière, mais des milliers de travailleurs qui trouvent leur détermination dans la lutte. D’ailleurs, les stratégies et tactiques employées par les ouvriers en arme donnent une idée du climat qui pouvait régner à cette époque (justement, on entendait surtout de la part des médias, l’annonce d’un énième attentat des Brigades Rouges mais pas la frayeur patronale face à des milliers de prolétaires en arme).

 

Autre aspect intéressant, tous les ennemis sont clairement identifiés. Certes, les patrons et leurs larbins d’usines, leurs larbins parlementaires, mais aussi, chose assez rare parce que souvent tabou, la CGIL (équivalent du syndicat CGT), le PCI (Parti Communiste Italien) et leur journal à grand tirage, l’Unita. Le prolétariat luttait aussi bien contre la bourgeoisie que contre les staliniens (le « compromis historique » d’E. Berlinguer, secrétaire du PCI) dont les soutiens aux licenciements et la répression, quand ils n’y participaient pas, étaient avérés.

 

Même si le début de l’ouvrage paraît un peu long et la mise en place du décor, un peu rébarbative, cela est rendu nécessaire pour l’efficacité. Cet ouvrage contribue à fournir une grille d’analyse, ainsi que les éléments qui permettent de lutter contre le capital et l’esclavage salarié.

 

B.

 

 

 

La préface à l’édition française sur http://les.nuits.rouges.free.fr/spip.php?article27

 

 

 

 

 

Abrégé du Capital de Karl Marx

Par Partigiano :: 09/12/2009 à 6:13 :: Bouquins


Un petit livre que tous les prolétaires devraient lire avec attention car il est susceptible de les amener à la révolution.



Pour tous ceux qui n'ont pas le courage de lire le Capital, pour tous ceux qui déblatèrent que l'oeuvre de Marx serait trop compliquée, ils n'ont plus d'excuse puisque Carlo Cafiero, ce communiste libertaire italien du 19ème siècle, avait déjà prévu le coup pour les camarades de son époque.

Il reprend l'essentiel de la critique du système capitaliste exposée dans le livre I du Capital. C'est écrit dans un style qu'on pourrait qualifié de neutre et accessible à tous.

Donc si vous voulez savoir comment les patrons nous la mettent à chaque jour de travail qui passe, si vous voulez savoir ce qu'est la plus-value, la marchandise, l'accumulation primitive mais aussi la division du travail, lisez ce bouquin, vous vous coucherez moins con.


Aux éditions Le Chien Rouge : http://www.editionslechienrouge.org/

 




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